[Candidature abandonnée] Un touriste
[Candidature abandonnée] Un touriste
Wilthred se trouvait face au bastion de l'Ost Pourpre.
Il avait trainé un peu en chemin:il avait l'avantage de ne pas loger loin, ce qui lui avait permis de faire tranquillement le chemin jusqu'ici et profiter des rayons du soleil de l'après midi. Il ne pouvait pas dissimuler son penchant à la flânerie en extérieur quand l'été revenait. Surtout quand aucune obligation ne venait le presser.Son tein mat était la meilleure preuve de cette tendance qui ne l'avait pas quitté depuis son enfance jusqu'à sa trentaine d'années actuelle.
Il observa le bâtiment avec satisfaction d'être arrivé à bon port. Après des années passées dans les alentours d'Hurlevent et de la forêt il ne s'était jamais posé la question de qui était l'ordre militaire abrité ici.Il ne s'y était intéressé que récemment, les rumeurs et quelques annonces l'avait convaincu de s'y rendre.
Après avoir fait le tour de l'endroit, il se décida à s'avancer vers les portes, et espérait pouvoir y croiser quelqu'un. Les mains dans les poches, l'air tranquille, il ressemblait à un badaud en visite arrivé ici par hasard.
Il avait trainé un peu en chemin:il avait l'avantage de ne pas loger loin, ce qui lui avait permis de faire tranquillement le chemin jusqu'ici et profiter des rayons du soleil de l'après midi. Il ne pouvait pas dissimuler son penchant à la flânerie en extérieur quand l'été revenait. Surtout quand aucune obligation ne venait le presser.Son tein mat était la meilleure preuve de cette tendance qui ne l'avait pas quitté depuis son enfance jusqu'à sa trentaine d'années actuelle.
Il observa le bâtiment avec satisfaction d'être arrivé à bon port. Après des années passées dans les alentours d'Hurlevent et de la forêt il ne s'était jamais posé la question de qui était l'ordre militaire abrité ici.Il ne s'y était intéressé que récemment, les rumeurs et quelques annonces l'avait convaincu de s'y rendre.
Après avoir fait le tour de l'endroit, il se décida à s'avancer vers les portes, et espérait pouvoir y croiser quelqu'un. Les mains dans les poches, l'air tranquille, il ressemblait à un badaud en visite arrivé ici par hasard.
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Adjoint Rainer
- Messages : 499
- Enregistré le : sam. 17 nov., 2007 6:59 pm
Rainer contemplait son imposante moustache.
En vérité, le mot "contempler" ne convenait pas vraiment à la situation : Avec son casque et l'absence d'un miroir, l'adjoint aurait été bien en peine d'apercevoir l'étendue de sa pilosité. Mais le poids qu'elle faisait peser au bout de ses lèvres lui paraissait tout à fait satisfaisant, et c'est donc avec un sourire digne d'un gros matou que le vieux soldat profitait de la chaleur de l'après-midi en surveillant les abords de la Garnison.
C'est ainsi qu'il aperçut l'inconnu qui s'approchait, d'un air trop nonchalant pour être honnête.
Halte là, tonna-t-il d'une voix où perçait un contentement certain. Veuillez décliner votre identité et les raisons de votre présence.
En vérité, le mot "contempler" ne convenait pas vraiment à la situation : Avec son casque et l'absence d'un miroir, l'adjoint aurait été bien en peine d'apercevoir l'étendue de sa pilosité. Mais le poids qu'elle faisait peser au bout de ses lèvres lui paraissait tout à fait satisfaisant, et c'est donc avec un sourire digne d'un gros matou que le vieux soldat profitait de la chaleur de l'après-midi en surveillant les abords de la Garnison.
C'est ainsi qu'il aperçut l'inconnu qui s'approchait, d'un air trop nonchalant pour être honnête.
Halte là, tonna-t-il d'une voix où perçait un contentement certain. Veuillez décliner votre identité et les raisons de votre présence.
Wilthred se dirigea vers l'Adjoint Rainer lorsqu'il le repéra, et lui adressa un sourire amical pour montrer qu'il l'avait bien entendu. Il prit son temps pour le rejoindre sans presser le pas, mais fit tout de même l'effort de retirer ses mains de ses poches.
Une fois au niveau de l'adjoint, il s'arrêta et le salua, répondant avec légèreté :
- Bonjour à vous! Je m'appelle Wilthred Olsen, je viens voir si je peux pas rencontrer quelqu'un de chez vous. Une sorte de je sais pas... De supérieur? D'officier? Ou juste de gars qui gère le recrutement?
Même si sa réponse n'était pas précise, il ne se démontait pas le moins du monde et paraissait très à l'aise.
Il croisa les bras. Il ne s'était pas vraiment renseigné sur les coutumes de l'Ost, et s'en rendait compte. Mais il en fallait plus pour l'abattre :
- Enfin, quelqu'un, quoi. Je suis bien au bastion de l'Ost Pourpre, d'ailleurs? J'ai suivi le chemin indiqué sur vos avis de recrutement dans Hurlevent, mais on sait jamais...
Tout en parlant, Wilthred observait l'adjoint. Il ajouta sur un ton un brin admiratif en lorgnant sur la moustache:
- Dites, vous allez chez un barbier à Hurlevent? Vous avez l'air d'en avoir trouvé un bon! Vous me donneriez pas l'adresse par hasard?
Wilthred en avait presque oublié le but principal de sa venue. Car l'entretien quotidien de sa courte barbe faisait partie de ses priorités de chaque jour. Il tenait à ce qu'elle reste parfaite, et conserve la forme un peu alambiquée qu'il lui avait donnée. Et il s'en occupait lui même depuis quelques expériences désastreuses chez des barbiers d'Hurlevent. Il ne se posa même pas la question de savoir si parler chiffons avec le garde de l'entrée était règlementaire.
Une fois au niveau de l'adjoint, il s'arrêta et le salua, répondant avec légèreté :
- Bonjour à vous! Je m'appelle Wilthred Olsen, je viens voir si je peux pas rencontrer quelqu'un de chez vous. Une sorte de je sais pas... De supérieur? D'officier? Ou juste de gars qui gère le recrutement?
Même si sa réponse n'était pas précise, il ne se démontait pas le moins du monde et paraissait très à l'aise.
Il croisa les bras. Il ne s'était pas vraiment renseigné sur les coutumes de l'Ost, et s'en rendait compte. Mais il en fallait plus pour l'abattre :
- Enfin, quelqu'un, quoi. Je suis bien au bastion de l'Ost Pourpre, d'ailleurs? J'ai suivi le chemin indiqué sur vos avis de recrutement dans Hurlevent, mais on sait jamais...
Tout en parlant, Wilthred observait l'adjoint. Il ajouta sur un ton un brin admiratif en lorgnant sur la moustache:
- Dites, vous allez chez un barbier à Hurlevent? Vous avez l'air d'en avoir trouvé un bon! Vous me donneriez pas l'adresse par hasard?
Wilthred en avait presque oublié le but principal de sa venue. Car l'entretien quotidien de sa courte barbe faisait partie de ses priorités de chaque jour. Il tenait à ce qu'elle reste parfaite, et conserve la forme un peu alambiquée qu'il lui avait donnée. Et il s'en occupait lui même depuis quelques expériences désastreuses chez des barbiers d'Hurlevent. Il ne se posa même pas la question de savoir si parler chiffons avec le garde de l'entrée était règlementaire.
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Adjoint Rainer
- Messages : 499
- Enregistré le : sam. 17 nov., 2007 6:59 pm
Pour flatté qu'il fût par la remarque de l'étranger, Rainer n'en restait pas moins un professionnel sachant faire la part des choses entre considérations d'ordre privé et devoir militaire. C'est donc de son habituel ton formel qu'il répondit.
Vous êtes bien au siège de l'Ost Pourpre. Si c'est pour un recrutement que vous êtes là - Rainer laissa planer un instant de doute, jaugeant d'un oeil expert le gabarit de son interlocuteur - il doit bien se trouver quelqu'un qui répondra à votre demande.
D'un geste de la tête, l'adjoint fit signe à la jeune sentinelle qui se trouvait à deux pas de rentrer dans le bâtiment, afin d'y trouver une personne susceptible de faire l'affaire.
Vous êtes bien au siège de l'Ost Pourpre. Si c'est pour un recrutement que vous êtes là - Rainer laissa planer un instant de doute, jaugeant d'un oeil expert le gabarit de son interlocuteur - il doit bien se trouver quelqu'un qui répondra à votre demande.
D'un geste de la tête, l'adjoint fit signe à la jeune sentinelle qui se trouvait à deux pas de rentrer dans le bâtiment, afin d'y trouver une personne susceptible de faire l'affaire.
Wilthred déduisit de la réponse de l'adjoint qu'il n'en saurait pas plus sur son barbier. Il continua tout de même à sourire, au moins il aurait une réponse à son autre demande :
- Bon ben... Merci. Je vais attendre au soleil alors, hein.
A ces mots, il se dirigea vers la palissade de bois plantée devant le bastion, à quelques pas de là, qui était en plein soleil. Il s'y acouda et leva le nez vers le ciel pour profiter de la chaleur.
- Bon ben... Merci. Je vais attendre au soleil alors, hein.
A ces mots, il se dirigea vers la palissade de bois plantée devant le bastion, à quelques pas de là, qui était en plein soleil. Il s'y acouda et leva le nez vers le ciel pour profiter de la chaleur.
- Inwëh
- Chevalier
- Messages : 1134
- Enregistré le : mer. 28 oct., 2009 1:48 pm
- Localisation : Les catacombes.
Il existe une règle, une règle que les plus grands savants du Kirin'Tor auraient évalué telle qu'une loi de physique universelle : Toute personne étrangère à l'Ost se présentant avec ou sans raison aux portes du bastion finit toujours par se trouver dans une situation impromptue.
Quelques secondes avant que Wilthred ne hèle Rainer, Inwëh, planquée au sommet de la tour suait à grosses gouttes sur son rituel. Il faut savoir que les caves étaient depuis deux jours hors services pour la simple et bonne raison que la poubelle contenant les déchets des magouilles dirigées par Yussie et la démoniste n'avait pas été vidée et que depuis, un champignon vénéneux occupait la majeure partie de la pièce, rendant impossible l'ouverture de la porte qui basculait vers l"intérieur.
Résolument retranchée sur son perchoir, Inwëh murmurait des incantations, concentrée sur les symboles compliqués qui ornaient le sol. Au centre, un malheureux mouton bêlait sa détresse. Plus que quelques minutes et la jeune femme lui aurait insufflé aussez d'énergie corrompue pour le transformer en démon. Il y eut un éclair verdâtre et un bruit rappelant des gaz intestinaux, puis plus rien. Là gisait les monstrueux restes du ruminant. Sa peau avait fondu par endroit et sa patte arrière gauche quintuplé de volume. Il bavait à grand bouillon un liquide violet et fumant tandis qu'il suppliait la mort de venir l'arracher aux mains de la foldingue.
Frustrée par son échec, Inwëh se laissa tomber lourdement sur sa chaise, bousculant un chandelier. Ce dernier se laissa choir .... pile dans une caisse de [Poudre de Feu] laissée ouverte, qui s'enflamma. En bonne spécialiste des flammes, la démoniste se mit à gesticuler et tourner en rond, l'air affolé, battant des pieds et des mains pour faire cesser l'incendie, elle s'empara de la première chose qui lui passa sous la main pour frapper les flammes. Enfin, Thokdok s'assit sur le brasier, ce qui eut pour effet immédiat de l'éteindre. Inwëh posa alors les yeux sur ce qu'elle avait en main : la patte boursoufflée et carbonisée du monton dégoulinant de mucus. Elle eut un mouvement de dégout et lâcha la pauvre bête à demi morte qui vola à travers la fenêtre ouverte.
Wilthred, ne pensait certainement pas que quelque goutte tomberait du ciel par une si belle journée ....et encore moins la chose innomable qui lui atterrit sur le chef avec un "Slortcht" caractéristique de la matière gluante s'écrasant sur le sol avec un ultime gémissement d'agonie.
Quelques secondes avant que Wilthred ne hèle Rainer, Inwëh, planquée au sommet de la tour suait à grosses gouttes sur son rituel. Il faut savoir que les caves étaient depuis deux jours hors services pour la simple et bonne raison que la poubelle contenant les déchets des magouilles dirigées par Yussie et la démoniste n'avait pas été vidée et que depuis, un champignon vénéneux occupait la majeure partie de la pièce, rendant impossible l'ouverture de la porte qui basculait vers l"intérieur.
Résolument retranchée sur son perchoir, Inwëh murmurait des incantations, concentrée sur les symboles compliqués qui ornaient le sol. Au centre, un malheureux mouton bêlait sa détresse. Plus que quelques minutes et la jeune femme lui aurait insufflé aussez d'énergie corrompue pour le transformer en démon. Il y eut un éclair verdâtre et un bruit rappelant des gaz intestinaux, puis plus rien. Là gisait les monstrueux restes du ruminant. Sa peau avait fondu par endroit et sa patte arrière gauche quintuplé de volume. Il bavait à grand bouillon un liquide violet et fumant tandis qu'il suppliait la mort de venir l'arracher aux mains de la foldingue.
Frustrée par son échec, Inwëh se laissa tomber lourdement sur sa chaise, bousculant un chandelier. Ce dernier se laissa choir .... pile dans une caisse de [Poudre de Feu] laissée ouverte, qui s'enflamma. En bonne spécialiste des flammes, la démoniste se mit à gesticuler et tourner en rond, l'air affolé, battant des pieds et des mains pour faire cesser l'incendie, elle s'empara de la première chose qui lui passa sous la main pour frapper les flammes. Enfin, Thokdok s'assit sur le brasier, ce qui eut pour effet immédiat de l'éteindre. Inwëh posa alors les yeux sur ce qu'elle avait en main : la patte boursoufflée et carbonisée du monton dégoulinant de mucus. Elle eut un mouvement de dégout et lâcha la pauvre bête à demi morte qui vola à travers la fenêtre ouverte.
Wilthred, ne pensait certainement pas que quelque goutte tomberait du ciel par une si belle journée ....et encore moins la chose innomable qui lui atterrit sur le chef avec un "Slortcht" caractéristique de la matière gluante s'écrasant sur le sol avec un ultime gémissement d'agonie.
Aurys a écrit :Inweh : c'est pour ce genre de choses que tu restes ma préférée <3
Wilthred aurait pu voir arriver le projectile vers lui, puisqu'il avait le visage tourné vers le ciel. Mais il avait malheureusement fermé les yeux pour profiter du soleil. Il sursauta donc violemment quand une matière gluante et malodorante vient le frapper au visage. Il manqua de basculer en arrière, se rattrapa de peu à sa barrière, ramena par réflexe ses mains contre son visage, et cria un "outch" de surprise autant que de douleur.
Se tenant l'arrête du nez qui avait pris une partie du choc, il entrouvrit un œil et vit le projectile qui gisait au sol. Il ne put s'empêcher de faire une grimace de dégoût, à cause de ce qu'il voyait mais aussi de la substance poisseuse coulait sur une partie de sa tête, et de son épaule.
Il se redressa, hésita, renifla à nouveau son veston touché par la chose, et grimaça à nouveau. Il décida de retirer ce vêtement pour rester en chemise, et essayer de s'en servir pour se débarbouiller un peu. La technique n'était pas efficace, il regarda rapidement autour de lui, et posa son regard sur la gourde qui pendait à sa ceinture.
Penchant la tête en avant, il s'en vida le contenu sur la tête, et frotta énergiquement ses cheveux et son visage de sa main libre.
Une fois cela fait, il se redressa, et regarda autour de lui à la recherche de quelqu'un ayant pu l'observer à part l'adjoint. Il ne devait plus être aussi présentable qu'il l'aurait espéré. Il secoua la tête pour s'ébrouer, à nouveau propre mais maintenant trempé, y compris sa chemise. Il tenait sa veste tâchée à la main, et sa gourde vide de l'autre. Si la première impression était la bonne, il espérait que la personne qu'il rencontrerait n'y voit pas très clair.
Malgré tout, une fois la surprise passée, il regarda à nouveau la patte étrange qu'il avait reçue sur le visage et qui gisait au sol. Il se tourna vers l'adjoint en la pointant du doigt, ou plutôt de la gourde vide :
- Dites, c'est ça que vous cuisinez ici? Si on est recruté on est obligé de manger dans la cantine? Parceque sinon je vais peut être revoir mon idée!
Et il se mit à rire. Pas longtemps, car la vibration lui remonta dans le nez. Il se contenta donc de se remettre à sourire, mais avec un peu moins d'entrain.
Se tenant l'arrête du nez qui avait pris une partie du choc, il entrouvrit un œil et vit le projectile qui gisait au sol. Il ne put s'empêcher de faire une grimace de dégoût, à cause de ce qu'il voyait mais aussi de la substance poisseuse coulait sur une partie de sa tête, et de son épaule.
Il se redressa, hésita, renifla à nouveau son veston touché par la chose, et grimaça à nouveau. Il décida de retirer ce vêtement pour rester en chemise, et essayer de s'en servir pour se débarbouiller un peu. La technique n'était pas efficace, il regarda rapidement autour de lui, et posa son regard sur la gourde qui pendait à sa ceinture.
Penchant la tête en avant, il s'en vida le contenu sur la tête, et frotta énergiquement ses cheveux et son visage de sa main libre.
Une fois cela fait, il se redressa, et regarda autour de lui à la recherche de quelqu'un ayant pu l'observer à part l'adjoint. Il ne devait plus être aussi présentable qu'il l'aurait espéré. Il secoua la tête pour s'ébrouer, à nouveau propre mais maintenant trempé, y compris sa chemise. Il tenait sa veste tâchée à la main, et sa gourde vide de l'autre. Si la première impression était la bonne, il espérait que la personne qu'il rencontrerait n'y voit pas très clair.
Malgré tout, une fois la surprise passée, il regarda à nouveau la patte étrange qu'il avait reçue sur le visage et qui gisait au sol. Il se tourna vers l'adjoint en la pointant du doigt, ou plutôt de la gourde vide :
- Dites, c'est ça que vous cuisinez ici? Si on est recruté on est obligé de manger dans la cantine? Parceque sinon je vais peut être revoir mon idée!
Et il se mit à rire. Pas longtemps, car la vibration lui remonta dans le nez. Il se contenta donc de se remettre à sourire, mais avec un peu moins d'entrain.
- Inwëh
- Chevalier
- Messages : 1134
- Enregistré le : mer. 28 oct., 2009 1:48 pm
- Localisation : Les catacombes.
Une silhouette funeste apparut dans l'encadrement ombragé de la Tour. Vite précisée en l'image d'une jeune femme accoutrée d'une façon qui devait se vouloir effrayante, la tignasse noire en bataille, les yeux étincelants de malveillance et l'air complètement demeuré.
Elle se dandina le long du sentier au tintement de ses colifichets hétéroclites, passant nonchalamment devant Wilthred, et se posta devant la mélasse malodorante que formait à présent feu le mouton. Ellel'incendia aussitôt d'un claquement de doigts en scandant des paroles dans une langue rébarbative, se frotta les mains d'un air solenel puis, humant l'air, pivota de 180 degrés pour se poster devant l'homme planté là comme si l'eût été la source de l'odeur désagréable.
- ah ! siffla-t-elle, il faut désinfecter ou vous allez finir aussi en mélasse et ça nous ne le voulons pas ! fit-elle sous un ton qui cachait mal sa joie hypothétique de le voir subir une telle fin.
Et la démoniste de sortir non sans emphase un petit vaporisateur d'entre ses seins avant d'en répandre un généreux nuage sur Wilthred. Une odeur de soude caustique à faire monter les larmes aux yeux emplit l'air frais de cette belle journée de printemps. Elle ajouta sur un ton chantonnant:
- Voilà qui vous apprendra à faire du tourisme dans un bastion militaire ! Vous cherchez quelque chose ?
Elle planta ses yeux jaunâtres sur Wilthred qui luttait corps et âme pour maintenir le contenu du vaporisateur hors de ses voies respiratoires.
Aurys a écrit :Inweh : c'est pour ce genre de choses que tu restes ma préférée <3