[Légion] Debout et Vivant [Clary/Ouvert à tous]
Posté : mar. 29 nov., 2016 5:51 am
1...2...3 jours que je ne fais plus la différence entre la journée et la nuit. Le sommeil m'appelle à lui, mais une guerre perdure dans mes veines.
Les quelques instants de lucidité qui apparaissent à moi me permettent tout juste de combattre la fièvre qui s'empare de mon être, me poussant à agir à l'encontre de mes frères et sœurs d'armes comme ce fut le cas d'Akélios... Le souvenir m'attaquant à lui avait resurgi lors d'une de mes crises.
Je me retrouve donc ainsi, assis sur mon lit depuis 3 jours. 3 jours de convalescence qui me semblent être une éternité mais qui vont enfin arriver à terme puisque mes compagnons sont partis en mission avec en objectif parmi d'autres : trouver le poison qui m'affecte pour en faire un antidote.
Je ne peux qu'avoir foi en mes camarades, je sais qu'ils en sont capables mais... mais...
« TUDIEU QUE C'EST LONG ! »
Le poing de mon bras valide se heurta violemment contre le mur de la bâtisse, dans un de mes excès de rage, ce qui ne manqua pas de la faire trembler.
Depuis qu'ils sont partis cela semble si calme dehors... Je regarde par la fenêtre la pelouse de Griseveille puis le ciel dont les faibles rayons du soleil, obscurcis par les nuages, viennent effleurer mon visage encore en sueur. Le calme me reprend, je jette un regard sur mon bras inerte qui contrairement à moi dort toujours.
Je ferme les yeux, je m'allonge, je m'évade de cette réalité.
Cependant il ne faut que peu d'instants pour que cette réalité me rattrape de nouveau. Je me suis à peine assoupi pendant 20min qu'un lourd grincement me fit ouvrir les yeux. Un courant d'air gifle mes favoris, puis un bruit sourd résonne dans toute la pièce. Quelqu'un est entré dans l'infirmerie et ses pas sont bien trop légers et silencieux pour que ce soit une visite amicale à mon égard.
Je fais mine de garder le sommeil néanmoins je sens sa présence s'avancer vers moi et plus il s'approche, plus je le sens littéralement.
Il est désormais au chevet de mon lit. Le dégainement d'une lame résonne dans la pièce puis le vent, l’effleurant dans son mouvement, siffle vers moi.
J'ouvre grand les yeux puis m'échappe de ma couche en me tournant sur le côté pour m'écraser sur le sol alors qu'au même moment la lame s'empale sur le lit désormais vide.
De mon seul bras valide je m'efforce de me relever au plus vite pour faire face à mon ravisseur.
La peau pâle et nécrosée, le regard vitreux et le corps décharné, il se retourne vers moi, retirant la lame de son couteau hors de feu ma paillasse. Ses cheveux gras corbeaux recouvrent son visage mais cela n'empêche en rien de couvrir l'odeur de pestilence et de mort qu'il dégage.
Rien dans son expression ou ses mouvements ne le trahi, je ne peux ni anticiper ni me défendre avec l'absence de mes armes. Seul la Lumière et la chance pourront me sortir de ce merdier...
Il se jette sur moi violemment pour me plaquer au sol. Il n'a rien d'une petite frappe, il a un passé de combattant et de tueur... D'un geste vif il abat sa lame en direction de mon cœur mais j'arrive de peu à attraper son poignet, à l'aide de mon bras qui en est encore capable, avant qu'il n'atteigne sa cible.
Ma vision se trouble, j'ai du me cogner l'arrière du crâne en chutant...
Un sourire se dessine sur le visage décomposé du réprouvé, toujours à califourchon sur mon corps. De son autre main, dans un geste lent, il retire une lame cachée dans son dos et la lève au dessus de sa tête. Je ne peux que regarder les rayons du soleil qui viennent se refléter dans celle-ci, ce qui la rend en quelque sorte belle je dois dire...
Le réprouvé abat sa seconde lame. Je ferme les yeux. Je m'évade de cette réalité.
La chaleur caresse mon visage, je me sens... bien... Mais pourquoi cette chaleur est-elle liquide ?!
Je rouvre les yeux. La lumière m'aveugle.
Le spectacle qui s'offre à moi semble aussi bien me surprendre que mon assaillant. Mon bras droit atrophié s'est empalé sur la lame et celui-ci brille d'une lumière aveuglante. Aucune douleur ou moindre sensation ne s'en émane hormis les gouttes de mon sang qui s'échouent sur le visage.
Mon feu intérieur s'intensifie, je regarde avec mépris et dégoût mon agresseur. De ma main valide je brise d'un coup sec le poignet du réprouvé qui se retrouve contraint de lâcher sa première lame à terre.
Mon autre bras toujours empalé, je me relève avec le réprouvé qui se retrouve paralysé par la lumière qui s'en échappe. Ce n'est qu'une fois debout que je constate de la petitesse et de la maigreur de mon assaillant, je ne peux que me sentir l'âme d'un géant à côté de ce petit être fragile. Je sais ce qu'il me reste à faire désormais.
Je plaque la paume de ma main valide sur son visage qui englobe quasiment toute sa tête.
Des paroles sortent de mes lèvres dont le ton me surprend moi même tellement il est à la fois calme et empreint de colère.
« Ton sort t'a rendu faible et fragile, je t'en libère à présent »
La lumière jaillit de ma paume entraînant un cri guttural et agonisant du réprouvé puis dans une pression ultime de ma main, la tête du malheureux explose dans une giclée de sang noir à moitié coagulé. Le corps désormais démuni de tête, tombe dans un bruit sourd sur le plancher.
La lumière quitte mon bras toujours empalé qui retombe à nouveau dans cet état d'atrophie. J'enlève le couteau de ma chair qui continue de pleurer en amont le liquide vital. Je le jette en travers de la pièce puis me dirige vers ma couche où je retire quelques draps que j'enroule autour de la plaie afin d'estomper le flux.
Des perles de sueur gouttent sur mon crâne, je sens la fatigue venir. Je m'assied histoire de reprendre mes esprits cependant ma vision se trouble de plus en plus et des vertiges accompagnent désormais ma douleur.
Je m'écroule sur le lit. Je ferme les yeux.
[Hrp]
Petit texte sur la guérison de Babal ouvert à tous (Même si il est d'abord tourné vers notre infirmière sexy et pyromane) afin qu'il puisse vite se remettre sur pied et reprendre le combat !
Enjoy les gens !
[/Hrp]
Les quelques instants de lucidité qui apparaissent à moi me permettent tout juste de combattre la fièvre qui s'empare de mon être, me poussant à agir à l'encontre de mes frères et sœurs d'armes comme ce fut le cas d'Akélios... Le souvenir m'attaquant à lui avait resurgi lors d'une de mes crises.
Je me retrouve donc ainsi, assis sur mon lit depuis 3 jours. 3 jours de convalescence qui me semblent être une éternité mais qui vont enfin arriver à terme puisque mes compagnons sont partis en mission avec en objectif parmi d'autres : trouver le poison qui m'affecte pour en faire un antidote.
Je ne peux qu'avoir foi en mes camarades, je sais qu'ils en sont capables mais... mais...
« TUDIEU QUE C'EST LONG ! »
Le poing de mon bras valide se heurta violemment contre le mur de la bâtisse, dans un de mes excès de rage, ce qui ne manqua pas de la faire trembler.
Depuis qu'ils sont partis cela semble si calme dehors... Je regarde par la fenêtre la pelouse de Griseveille puis le ciel dont les faibles rayons du soleil, obscurcis par les nuages, viennent effleurer mon visage encore en sueur. Le calme me reprend, je jette un regard sur mon bras inerte qui contrairement à moi dort toujours.
Je ferme les yeux, je m'allonge, je m'évade de cette réalité.
Cependant il ne faut que peu d'instants pour que cette réalité me rattrape de nouveau. Je me suis à peine assoupi pendant 20min qu'un lourd grincement me fit ouvrir les yeux. Un courant d'air gifle mes favoris, puis un bruit sourd résonne dans toute la pièce. Quelqu'un est entré dans l'infirmerie et ses pas sont bien trop légers et silencieux pour que ce soit une visite amicale à mon égard.
Je fais mine de garder le sommeil néanmoins je sens sa présence s'avancer vers moi et plus il s'approche, plus je le sens littéralement.
Il est désormais au chevet de mon lit. Le dégainement d'une lame résonne dans la pièce puis le vent, l’effleurant dans son mouvement, siffle vers moi.
J'ouvre grand les yeux puis m'échappe de ma couche en me tournant sur le côté pour m'écraser sur le sol alors qu'au même moment la lame s'empale sur le lit désormais vide.
De mon seul bras valide je m'efforce de me relever au plus vite pour faire face à mon ravisseur.
La peau pâle et nécrosée, le regard vitreux et le corps décharné, il se retourne vers moi, retirant la lame de son couteau hors de feu ma paillasse. Ses cheveux gras corbeaux recouvrent son visage mais cela n'empêche en rien de couvrir l'odeur de pestilence et de mort qu'il dégage.
Rien dans son expression ou ses mouvements ne le trahi, je ne peux ni anticiper ni me défendre avec l'absence de mes armes. Seul la Lumière et la chance pourront me sortir de ce merdier...
Il se jette sur moi violemment pour me plaquer au sol. Il n'a rien d'une petite frappe, il a un passé de combattant et de tueur... D'un geste vif il abat sa lame en direction de mon cœur mais j'arrive de peu à attraper son poignet, à l'aide de mon bras qui en est encore capable, avant qu'il n'atteigne sa cible.
Ma vision se trouble, j'ai du me cogner l'arrière du crâne en chutant...
Un sourire se dessine sur le visage décomposé du réprouvé, toujours à califourchon sur mon corps. De son autre main, dans un geste lent, il retire une lame cachée dans son dos et la lève au dessus de sa tête. Je ne peux que regarder les rayons du soleil qui viennent se refléter dans celle-ci, ce qui la rend en quelque sorte belle je dois dire...
Le réprouvé abat sa seconde lame. Je ferme les yeux. Je m'évade de cette réalité.
La chaleur caresse mon visage, je me sens... bien... Mais pourquoi cette chaleur est-elle liquide ?!
Je rouvre les yeux. La lumière m'aveugle.
Le spectacle qui s'offre à moi semble aussi bien me surprendre que mon assaillant. Mon bras droit atrophié s'est empalé sur la lame et celui-ci brille d'une lumière aveuglante. Aucune douleur ou moindre sensation ne s'en émane hormis les gouttes de mon sang qui s'échouent sur le visage.
Mon feu intérieur s'intensifie, je regarde avec mépris et dégoût mon agresseur. De ma main valide je brise d'un coup sec le poignet du réprouvé qui se retrouve contraint de lâcher sa première lame à terre.
Mon autre bras toujours empalé, je me relève avec le réprouvé qui se retrouve paralysé par la lumière qui s'en échappe. Ce n'est qu'une fois debout que je constate de la petitesse et de la maigreur de mon assaillant, je ne peux que me sentir l'âme d'un géant à côté de ce petit être fragile. Je sais ce qu'il me reste à faire désormais.
Je plaque la paume de ma main valide sur son visage qui englobe quasiment toute sa tête.
Des paroles sortent de mes lèvres dont le ton me surprend moi même tellement il est à la fois calme et empreint de colère.
« Ton sort t'a rendu faible et fragile, je t'en libère à présent »
La lumière jaillit de ma paume entraînant un cri guttural et agonisant du réprouvé puis dans une pression ultime de ma main, la tête du malheureux explose dans une giclée de sang noir à moitié coagulé. Le corps désormais démuni de tête, tombe dans un bruit sourd sur le plancher.
La lumière quitte mon bras toujours empalé qui retombe à nouveau dans cet état d'atrophie. J'enlève le couteau de ma chair qui continue de pleurer en amont le liquide vital. Je le jette en travers de la pièce puis me dirige vers ma couche où je retire quelques draps que j'enroule autour de la plaie afin d'estomper le flux.
Des perles de sueur gouttent sur mon crâne, je sens la fatigue venir. Je m'assied histoire de reprendre mes esprits cependant ma vision se trouble de plus en plus et des vertiges accompagnent désormais ma douleur.
Je m'écroule sur le lit. Je ferme les yeux.
[Hrp]
Petit texte sur la guérison de Babal ouvert à tous (Même si il est d'abord tourné vers notre infirmière sexy et pyromane) afin qu'il puisse vite se remettre sur pied et reprendre le combat !
Enjoy les gens !
[/Hrp]