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Baelveena Mortebrume de Sombre-Comté

Posté : dim. 22 févr., 2009 2:09 am
par Baelveena
Au loin de la ferme des Champierreux, un cavalier traverse la campagne en toute hâte vers le nord-ouest de la Forêt d'Elwynn...Ses habitants ont pour habitude d'avoir des nuits relativement paisibles, quand les bandits et les gnolls ne saccagent pas leur propriétés. En cette fin de soirée, un jeune couple d'amants des fermes avoisinantes, Maclure et Champierreux, profitaient de la nuit pour se rencontrer en secret. Ces derniers sursautent au bruit soudain de galop, suivit de clapotis très brefs. L'un des amants, un gaillard au corps sculpté par les années de labeur de la ferme, osa s'approcher du bord de la rivière, malgré les protestations de sa petite amie, pour constater un fait étrange... De la glace flottant dans ces eaux en cette période de la saison. Son regard se tourne vers l'ouest où le bruit de galop s'éloigne...

La longue chevauchée du cavalier allait prendre bientôt prendre fin au pied de cet imposant bâtiment appelé le Bastion du Ruisseau de l'ouest, ou encore plus formellement le Bastion de l'Ost Pourpre. Bien qu'en ces heures tardives, rien ne permet de différencier un voyageur d'un autre, le cliquetis de l'équipement d'un homme en en armes associé au bruits des fers de sa monture ne laissait planer aucun doute sur l'identité de l'arrivant...Du moins, dans les grandes lignes.

Alors que s'arrête enfin le voyageur venant du sud, les yeux du garde Rayner, acclimatés à l'obscurité de la nuit depuis plusieurs heures, se portent sur les armes du sinistres cavalier en priorité...puis rapidement ses armoiries abimées et à moitié effacées à l'exception de celles apposées sur le caparaçon du destrier de ce dernier. Le détail frappant du cheval de ce cavalier était son regard rayonnant d'une couleur violacée assez inquiétante. Vint alors l'aspect général de la monture, un palefroi d'une robe brune, et aux emblèmes de lion, caractéristiques d'appartenance de l'Alliance.

L'aspect du cavalier, était en revanche plus incertain. Il ne semble pas être menaçant, et sa carrure n'est guère imposante. Cependant, l'apparence noir-charbon de son armure en métal de Saronite trahit une quelconque appartenance à l'armée du Roi-liche. A peine arrêté, le sombre cavalier, descend lentement de sa monture, comme pour mesurer les réactions de celui qui l'observe....

Le cavalier s'avança vers une des torches qui jonchent le chemin menant au Bastion. A son approche, la flamme de la torche sembla lutter pour rester allumée, faisant danser les ombres rapidement sur son armure.
Une seule partie de son corps ne semble pas couverte de Saronite : Sa tête qui est recouvert d'une capuche de mailles qui cache son regard.
D'un geste silencieux et non hâtif, le cavalier ôte sa capuche pour finalement, révéler un pale, mais doux visage féminin à la chevelure noire et aux yeux luminescents...

L'inconnue s'annonça aussitôt d'une voix monocorde et immatérielle :
_"N'ayez crainte messire, je viens en toute intention non belliqueuse. De plus, je suis déjà venue ici à deux occasions différentes...Mon nom est Baelveena Mortebrume. Je suis venue de ma terre natale la Sombre-Comté, voir votre supérieur, la Connétable Aurys.
Auriez-vous l'amabilité de me conduire à elle, si elle est présente et encore éveillée, malgré ces heures tardives?"...

Posté : dim. 22 févr., 2009 10:51 am
par Adjoint Rainer
L'étrangère était peut-être déjà venue à la Garnison, la voir surgir ainsi à cette heure propice au crime avec tout son attirail ne contribuait pas à rendre le déjà très soupçonneux Rainer plus confiant que ça.

Voilà une heure bien malvenue pour frapper à la porte des gens, vassale du Roi-Liche ! En quel honneur devrais-je donc tirer notre Connétable de son repos durement gagné pour lui infliger votre vue ?

Posté : dim. 22 févr., 2009 11:20 am
par Alrunee
L'elfe avait choisi de passer au bastion, finalement.
Il y avait dans ses quartiers quelques petites choses qu'elle s'était voulue d'avoir oublié lors de son dernier départ et cherchait à les récupérer pour les avoir toujours sur elle. Quittant tardivement les remparts d'Hurlevent, la belle aveugle avait cravaché tranquillement jusqu'a la garnison du ruisseau de l'ouest. Choisissant d'effectuer les derniers mêtres à pied, la guerrière libère son tigre qui s'en va s'enfoncer dans les bois appartenant à l'odre du tabard à la cloche tandis que sa chouette ne cesse de virvolter en cercle pour la guider mentalement.... Et lui livrer les détails d'une curieuse scène : Rainer face à quelqu'un -ou quelque chose- dégageant une aura de mort. Interessant programme.
Bardée de ses nouvelles et massives lames jumelles, la guerrière aux yeux morts n'accelère pas le pas pour autant et arrive pour se placer derrière l'inconnue tranquillement, tandis que l'adjoint achève sa phrase.


- Allons, Rainer. Une vassale de notre ami du nord aurait préféré frapper sur vous plutôt que sur la porte.

Un petit sourire amusé tandis que le volatile vient se poser sur l'épaule du trop zélé adjoint et que le visage aux yeux clos vient à se poser sur le chavlier de la mort, qu'elle ne "perçoit" mentalement de façon sommaire et grossière, mais dont les gestes sont décortiqués avec soin. Mystères de la génétique animale et de la magie darnassienne.

- L'adjoint n'a pourtant pas tort. Vous présenter à ces portes si tard alors que vous empestez la mort.... L'effet théatral est interessant, mais joue fatalement contre vous. De plus, je vois mal la Connétable vous recevoir à cette heure. Bon gré mal gré, vous aurez donc affaire à l'un de ses officiers. Je reprends donc la question de Rainer : que voulez vous à l'Ost en général et à sa tête en particulier ?

Le ton pouvait sembler un peu léger, mais il était clair que le sérieux était de mise. Quant à la voix, le calme était dominant et il émanait de la guerrière une assurance tranquille.

Posté : dim. 22 févr., 2009 12:20 pm
par Baelveena
Baeleveena, surprise, réalisa la logique des arguments de l'adjoint Rayner : Les mortels ont un cycle de sommeil obligatoire. Étant un Chevalier de la mort, elle n'avait plus ressenti la fatigue du sommeil, bien qu'elle puisse encore volontairement "dormi" ou ressentir l'épuisement en termes d'énergie au combat...Le Roi-liche ne voulait s'encombrer de soldats affaiblis par des préoccupations mortelles.

"Ex-vassale, je vous prie messire, ce temps là est depuis longtemps révolu. Si c'était encore le cas,vous n'auriez pas eu le temps pour une seconde question... Non pas que je prétende être invincible, mais sous la volonté du seigneur des âmes damnés, l'appel du combat est très fort.

Mais... Je vous dois des excuses malgré tout. J'ai moi-même tendance à oublier comment cela était de vivre normalement et par conséquent de dormir comme tout être humain normal. Certes, je peux respirer, et mon coeur bat encore... mais je dois confesser que j'ai longtemps erré en oubliant certaines habitudes de vie conventionnelles.

Je dois cependant la rencontrer. Quitte à revenir à une autre occasion. Je lui ai parlé brièvement à Forgefer, la cité montagnarde du royaume nain. Elle m'a proposé de la voir dans les jours qui suivent cette entrevue... Je souhaite rejoindre l'Ost Pourpre dans sa croisade contre le Fléau. Toutefois, je reconnais que ce n'était peut être pas l'heure appropriée.
"

Voyant le visible agacement l'impatience grandissante de l'adjoint Rayner sans doute accompagné par un peu de fatigue, Baelveena se ravisa et décida d'agir rapidement afin de détendre un peu la situation...

"Je...me sépare jamais de mon arme mais..je ne suis pas non plus sans défense. Si cela peut vous prouver ma bonne foi, je consens à vous remettre mes armes, mais prenez garde à ne point les toucher directement, leur contact est très dangereux."

En effet, outre l'épée gigantesque que porte le Chevalier, d'autres épées figurent, attachées solidement aux sangles du harnais du fier Palefroi. En revanche, toutes ou presque crépitaient de sombres énergies aux propriétés différentes.

La nuit eut apporté son lot de surprises, et la suivante surprise fut celle où Baelveena décida de défaire lentement la sangle de son foureau avec des gestes très lents et mesurés, se mettant d'avantage en évidence à la lumière de la torche, puis s'agenouille devant l'adjoint en lui tendant son arme de sorte à ce que la poignée et l'autre bout de l'épée lui soit présenté de manière la moins offensive possible...

"Juste par le fourreau, jamais par la poignée ou toute partie exposée. Ce serait dangereux.", insista t-elle.

"Selon les édits d'Arthas..les armes runiques des chevaliers de la morts sont l'expression de sa volonté incarné dans l'acier. Mais cette arme, est le symbole de ma propre volonté affranchie de l'emprise du Roi-liche."

Baelveena marque une pause dans sa voix avant d'ajouter..

"Je comprendrais si vous refusiez...Je partirais sur le champ et ne reviendrais qu'en debut de matinée."

Baelveena s'attendait à un net refus venant de l'adjoint Rayner, mais une autre personne vint... Son pas semblait sûr et léger, pas celui d'un être humain... Elle leva les yeux pour voir l'irruption d'une elfe rabrouer gentiment l'adjoint. Elle posa délicatement l'arme au sol, et se releva.
Lorsque vient la question fatidique des raisons de sa présence, Baelveena dut clarifier d'avantage de choses...

"Êtes-vous une connaissance de la Connétable? Je me nomme Baelveena Mortebrume. Je viens de Sompbre-comté pour rejoindre l'Ost dans son combat contre le Fléau, afin de débarrasser Arthas et son influence maudite, et de restaurer la famille royale, si ces derniers ont survécu...et aussi pour épargner le sort que subissent tout chevalier de la mort controllés par Arthas.

Comme je l'expliquais à messire Rayner, je partirai et ne reviendrai qu'en début de matinée si la Connétable se repose.
N'ayez nulle inquiétude, je ne suis pas venue en toute menace. Mes armes et mon armure sont malheureusement tout ce que je possède. Il y a longtemps que mon ancien foyer a été ravagé pour laisser place à du terrain pour le cimetière sans cesse grandissant de la Colline-aux-Corbeaux. Cela va sans dire que les aubergistes ne sont guère ravis de ma présence..même les plus compréhensibles.
"

Posté : dim. 22 févr., 2009 1:22 pm
par Alrunee
Au moins, la morte en face de la guerrière avait un parlé certain, ce qui n'était pas pour déplaire à l'elfe. Quiconque sait aligner correctement deux mots dans une phrase mérite qu'on l'écoute, d'aprés Alrunee. C'est donc avec patience et intêret qu'elle laissa la dite Baelveena s'adresser à elle. A aucun moment elle ne la coupa où se montra grossière, préférant laisser s'installer entre elles un rapport civilisé. De plus, l'aveugle n'avait aucun à-priori sur les suivants de la Lame d'Ebène. Juste un peu de méfiance tout à fait légitime, rien de plus.
Une fois que la demoiselle eut terminé de s'expliquer, la guerrière à l'armure verte prit la parole à son tour.


- Demoiselle Mortebrume, chacun en ces murs est plus où moins une connaissance de la Connétable. Mais je suppose que votre interrogation est fondée, j'y répondrais donc. Je suis Alrunee Vent-de-Tonnerre, chevalier de l'Ost. Et en l'absence de mes propres supérieurs je suis la plus haute autorité ici, devant cette porte. Avant de rencontrer Aurys, il vous faudra donc en passer par moi. Ni voyez rien de personel, c'est le même traitement pour tout les étrangers à l'Ost.

Un sourire tranquille accompagna ces paroles claires, lâchée d'un ton ferme mais encore amical. Le ton général de cet échange, en somme.
L'elfe fit un pas vers Baelveena.


- J'avais bien compris que vous n'êtiez point un agresseur, demoiselle. Mais je vous remercie d'avoir tiré certains points au clair et d'avoir répondu aux questions que je n'avais pas encore posé. Je sais à présent que vous souhaitez nous rejoindre et je sais pourquoi. Comme tant d'autres portant notre tabard, vous avez un compte en suspens avec les troupes du Roi Liche. Je vous avouerais que je m'y attendais un peu.

Les derniers mots avaient clairement pris une teinte ironique, mais il n'était nulle question de moquerie. Aprés tout, le nombre de prétendants à une place dans l'Ost ayant une histoire similaire était légion et il fallait aux recruteurs (même improvisés) séparer le bon grain de l'ivraie. Pourtant, Bael avait quelques atouts pour elle.
Alrunee enchaina.


- Admettons que je considère que vous soyez de bonne foi, demoiselle. Pourquoi cette insistance à rencontrer Aurys elle-même ? Vous devez comprendre qu'elle est une femme occupée et qu'elle compte nombre d'ennemis.... Alors tentez de me convaincre de vous obtenir une entrevue.

Posté : dim. 22 févr., 2009 4:05 pm
par Baelveena
Rassérénée par l'attitude amicale de l'elfe, Baelveena laissa échapper un franc sourire qui semble presque étranger sur son visage habituellement triste. Sourire, comme rire, sont de très rares émotions chez les chevaliers de la mort. La plupart de ces émotions meurent ou sont corrompues lors de la renaissance impie du chevalier...et seul l'assouvissement de cette faim étrange par la mort et le combat parvient à calmer un peu ce malaise.

Arthas fit "bien" les choses en rendant ses soldats dépendants physiquement et mentalement, pensa t-elle brièvement. Il devait être arrêté à tout prix.

En outre, elle prit l'initiative de saluer Alrunee en s'inclinant...

"Ravie de vous rencontrer, Dame Alrunee, Chevalier de l'Ost. Je vais tacher d'être précise sur les raisons de ma venue tardive..."

Se tournant vers l'adjoint Rayner, elle ajoute : "...Des raisons supplémentaires que j'aurai dû vous énoncer également, messire Rayner.

Lors de ma dernière venue au Bastion de l'Ost, je me suis aventurée dans les locaux sans vraiment m'annoncer... Je comptais savoir quel était exactement cet ordre. Était-il conforme aux rumeurs dont j'ai été témoin?..J'ai donc fini par rencontrer accidentellement un jeune elfe qui se présenta sous le nom d'Ezeckiell. Naturellement ma venue lui était suspecte, je ne peux nier l'évidence de mon impudence.
Toutefois, après nos présentations respectives, il m'expliqua avec plus de détails les idéaux de l'Ost Pourpre.

Ayant été témoin des horreurs qui se trament au sein d'Achérus et l'incroyable armée constituée par le Roi-liche en Norfendre, j'étais stupéfaite lorsque Ezeckiell m'avoua que votre supérieur, la Connétable Aurys, était au front à la Couronne de glace..là où se tient le plus terrible de la bataille. Je pensais qu'elle était inconsciente du danger, jusqu'à ce qu'Ezeckiell me persuada de sa prudence en toute occasion.
Il faut avoir un courage exceptionnel, et surtout une force qui l'est tout autant pour oser affronter les armées du tyran sur ces terres inhospitalières.

C'est à cet instant que je pris conscience que je n'étais que peu de chose malgré mes pouvoirs....qu'une mortelle puisse s'opposer au Fléau avec autant de ténacité est peut être preuve qu'il existe un espoir.

Comprenez-moi, pendant longtemps j'avais abandonné tout espoir que les mortels, Horde ou Alliance, puissent combattre le Fléau efficacement. C'est sans doute ce même désespoir qui fit perdre la raison à Arthas, je suppose, lorsqu'il décida de brûler Stratholme...

Assuré de mes intentions, Ezeckiell prit en charge de transmettre ma venue à Dame Aurys pendant mon absence. Je devais me rendre aux Maleterres afin d'effectuer quelques missions périlleuses.
"...

A ces mots, Baelveena sort d'une pochette de cuir, un emblème argenté, symbole de l'ordre de l'Aube d'argent, et le montre en évidence aux yeux de Dame Alrunee et de l'adjoint Rayner.

"L'Aube d'argent a symbolisé et contribué à ma récente rédemption...mais j'étais humaine autrefois...et à l'époque où j'étais encore en vie, l'Alliance et la Horde se menaient déjà une guerre sans merci. En ces temps là, la Horde s'évertuait à écraser l'Alliance en s'attaquant aux forces du royaume de Lordaeron.

Aussi, suis-je plus encline à combattre au côtés de ceux qui défendent ce royaume et à bouter le Fléau et les forces d'Arthas. C'est ainsi que je mis en quête de chercher Dame Aurys... Tout d'abord à la Couronne de glace, où j'ai demandé aux nombreux croisés de la vertu si elle était là..Ce qui fut particulièrement compliqué à cause de mon apparence. Si le Géneralissime Darion et le seigneur Tirion n'avaient pas clarifié les choses, je serais presque mise en quarantaine pour interrogatoire. Toutefois, les convaincre ne fut pas impossible et il y a des moyens d'identifier des serviteurs volontaires d'Arthas et les affranchis.

Après avoir perdu un temps précieux, je pris un vol de griffon, moyennant d'apporter un message pour la croisade d'argent, à un officier à Dalaran. De là, après de nombreuses heures de recherches et d'attentes interminables à l'ambassade de Dalaran, je fus enfin renseignée sur la destination où se trouvait la Connétable. A Forgefer, où je puis enfin la rencontrer. Je dois dire, que l'ambassade de Dalaran a une attitude très égalitaire, si on considère ce que je suis...
"

Baelveena marqua une pause légère afin d'observer l'attention de ses interlocuteurs, puis conclut...

"Donc, suite à cette entrevue là bas, elle me proposa de la revoir ici dans les jours qui suivirent...

Je suis désolée..C'était sans doute long, mais je tenais à ce que vous ayez tout le cheminement qui n'a pas été simple
"

Posté : lun. 23 févr., 2009 5:56 pm
par Alrunee
Comme depuis le début de l'entrevue, la guerrière aux lames doubles avait écouté les dire de Baelveena avec une attention toute acquise à la chevalière de Darion. Et il fallait admettre qu'elle ne se priait pas pour faire preuve de transparence. C'était plutôt une bonne chose pour quiconque cherchait à prouver sa bonne foi lors de ce genre d'entretien.
Ainsi la demoiselle avait rencontré le Cagoulé.... Bah, il était autant à même que n'importe quel membre de l'Ost pour renseigner sur les motivations de l'ordre. Apparement, Baelveena vouait un certain respect à Aurys. Il y avait de quoi, effectivement.
Alrunee n'était pas sans commencer à apprécier la femme en armure d'ébène qui lui faisait face et se décida donc à donner crédit au récit de cette dernière et à l'honnêteté qui semblait poindre d'entre les mots.


- Aurys, humaine ? Pas tout à fait.... Mais c'est un avis purement personel.

L'elfe parti d'un petit rire léger suite à cette boutade plus pour elle-même qu'autre chose avant d'enchaîner sur un ton plus sérieux.

- Au moins, vous jouez la carte de la franchise. Je ne vous en demandais pas tant, mais c'est parfait ainsi. Parfait, je la tiendrais au courant de votre visite dès demain matin. Je vous invite donc à revenir à une heure plus raisonnable, tout le monde n'étantt pas comme nous à vivre tant le jour que la nuit. Soyez assurée que vous serez acceuillie en amie dès votre arrivée, je vais faire le nécéssaire. Si besoin en était -mais j'en doute- n'hésitez pas à préciser que vous avez mon aval, demoiselle.

En un geste amical, l'aveugle tatônna assez adroitement pour poser sa main sur l'épaule de son interlocutrice, un petit sourire aux lèvres.

- Au plaisir de vous croiser à nouveau, demoiselle. Et bonne fin de nuit !

L'elfe forcit un peu son sourire avant de détourner son visage aux yeux clos de Bael, la saluant d'un geste de tête avant de s'enfoncer dans le bastion dont la porte se referma sur elle.
Alors qu'elle passait dans le quartier des officiers et plus particulièrement devant les appartements d'Aurys, elle apostropha le garde de faction.


- Faites savoir à la Connétable qu'une aspirante nommée Baelveena lui a demandé audience dès que possible et qu'elle se présentera trés sûrement dans la matinée prochaine. Oh, précisez bien que ce message vient de moi et que j'appuie ce rendez vous.

De cette façon, Aurys saurait (si elle en doutait encore) que l'aspirante se montrait sincère dans sa démarche. De plus, si la paladine venait à chercher de plus amples informations, elle saurait à qui s'adresser.
Une fois les salutations militaires effectuées, l'elfe et sa chouette regagnèrent leurs quartiers pour finir une bien courte nuit.

Posté : lun. 23 févr., 2009 11:34 pm
par Baelveena
Baelveena mit plusieurs secondes à réaliser que Alrunee, la Dame aux atours forestiers, l'approuva et l'accueillit bien mieux qu'elle ne l'eut espéré.
Ce fut même la première fois en plusieurs années, que quelqu'un fit un geste amical tel que ce tapotement à l'épaule. Un geste si simple, et pourtant démontrant une marque certaine de confiance. Depuis sa renaissance maudite, jamais personne ne l'eut touchée ou même approchée.

Plus encore, la présence de cette elfe ne la mit à aucun moment sur ses gardes. Elle n'irradiait aucune agressivité, aucune méchanceté. Pourtant, Baelveena sentit derrière cette apparence une autre force plus subtile entourant l'elfe qui, bien qu'aveugle, n'en est pas pour autant coupée du monde.

Sortant enfin de son mutisme, Baelveena finit par la remercier...

"_Je vous remercie infiniment, Dame Alrunee. Je n'oublierai votre gentillesse et votre loyauté.

....et je remercie messire Rainer de sa patience et de m'avoir écoutée également.
"

Concluant ses paroles par une révérence, et se prépara à partir lorsqu'elle interrompit son geste... Elle se rendit compte que dos était plus léger, et ses yeux se retournèrent vers sa lame posée à même le sol depuis l'arrivée de l'elfe.

C'est assez inhabituel, songea t-elle... Jamais elle n'aurait, ne serait-ce même une seule fois, abandonné son épée runique auparavant. Serait-ce elle qui a changé? ...Ou la fréquentation des mortels qui la change?...

Quel qu'en soit la raison, elle ne souhaita pas le savoir. Elle se contenta de prendre son arme délicatement pour l'attacher méthodiquement à son dos.

Sitôt préparée, son visage se fendit d'un timide sourire malgré son regard triste, et salua l'adjoint avant de monter à nouveau sur son équidé armuré aux yeux ardents.

"Cette fois-ci, messire Rainer, je peux vous promettre de venir à des heures où le soleil veille encore sur la contrée de la grande forêt d'Elwynn, et que onques vous n'aurez à vous inquiéter.

Au revoir...et merci.
"

Son regard, que beaucoup qualifierait de "réfrigérant", se porta une dernière fois sur la Kaldorei, accompagnée de sa chouette, qui l'écouta durant tout le long avec patience et sagesse. Elle remercia la Lumière et les dieux qu'elle ne fut pas parmi les victimes du Roi-liche et du Fléau et se jura de tout faire pour qu'un tel destin lui soit épargné.

Ses pensées se tournèrent ensuite vers la Connétable, envers qui elle devra se montrer également digne. L'impatience de sa monture la rappela à la réalité, et à son signal, entama un trot progressivement rapide vers le sud de la Lisière...

Posté : mar. 24 févr., 2009 11:25 pm
par Baelveena
[HRP] En géneral, il n'est pas dans mes habitudes de faire deux posts à la suite comme ça. J'ai su prendre des habitudes de conduite dans de nombreux forums... Là, exceptionnellement, je voyais mal faire le roleplay du retour de Baelveena en éditant le précédent post seulement. Je vous fait mes excuses , si vraiment j'aurai dû songer à un autre moyen. Au pire, je corrigerai aussitôt. Ici, sur ce qui suit, je met en RP son retour matinal, et il me semblait plus logique de le faire en un post séparé. Avec votre compréhension. :) [/HRP]

Au beau milieu de la matinée, alors que les boulangers itinérants finissent leur ronde, Un nuage de poussière soulevé par des sabots énergiques piétinants vivement le sol, se rapprochant rapidement vers l'enceinte d'un des forts des plus sécurisés d'Elwynn.

Il n'y eut aucune surprise quant à la nouvelle apparition de la visiteuse de la dernière veille, et cette dernière vit distinctement les cernes sur l'auguste visage de l'adjoint Rainer. En voyant ces stigmates, preuve d'une nuit écourtée, Baelveena se sentit un peu coupable.

Malgré l'effort vestimentaire qu'elle entreprit tôt dans cette matinée, elle souhaita se racheter pour l'avoir tenu occupé cette nuit. Étant peu fortunée, elle dut se contenter d'une chemise d'un léger bleu ciel de facture très modeste et d'un pantalon, certes vert, mais d'une teinte équivalente afin de ne pas aller trop loin dans le mauvais gout.
Quant à l'armure, elle était méthodiquement rangée dans ses affaires, ainsi que ses armes. A l'exception de ses bottes assez épaisses. Sans armure, elle paraissait petite voire, inoffensive.

Lorsqu'elle descendit de cheval pour aller saluer l'adjoint, elle prit soin de dégager ses cheveux de son visage une dernière fois. Restant de coquetterie non totalement perdue.

"_Comme promis, je suis revenue, messire Rainer. Je m'en remets à vous pour me conduire à votre supérieure, la Connétable Aurys."

Posté : mar. 24 févr., 2009 11:58 pm
par Adjoint Rainer
[HRP]Aucun problème, c'était plus judicieux de faire ainsi ![/HRP]


Entre autres indéniables qualités, l'Adjoint Rainer faisait montre d'une discipline à toute épreuve. Siégeant comme de coutume à l'entrée de la Garnison, il accueillit Baelveena avec tout le doigté qui lui était possible - ce qui signifie qu'il était à peine moins froid qu'à l'accoutumée.

Dame Aurys a été informée de votre passage et attendait votre venue. Je vais vous conduire jusqu'à elle, mais j'escomptais vous voir arriver plus tôt, conclut l'Adjoint sur une note sévère en précédant la femme à l'intérieur de la Garnison.

Après avoir parcouru divers couloirs, monté des escaliers et croisé des gardes à la discipline de fer, tous deux arrivèrent bientôt devant la porte du bureau de la Connétable. Le vieux soldat frappa un coup sec, et une voix lointaine l'invita à entrer. Il ouvrit la porte, et invita Baelveena à entrer.

Soyez digne, gronda-t-il avant de refermer la porte sur la chevalière, à présent seule dans cette vaste au bout de laquelle Aurys l'attendait.

Posté : mer. 25 févr., 2009 8:10 pm
par Baelveena
Baelveena scruta rapidement la pièce dans laquelle elle se trouva, avant que son regard ne se pose sur Dame Aurys. Elle essaya de définir son humeur ou son attention, avant de commencer à lui adresser la parole...

"_Bonjour, Connétable Aurys... Nous nous revoyons enfin... J'espère ne pas arriver en des moments inappropriés? Dame Alrunee a eu la gentillesse de vous avertir pour que je puisse vous voir. Je vous remercie de m'avoir accordé un peu de votre temps pour cette audience, ma dame."

Concluant ce début de présentation en s'inclinant.

"M'accepteriez-vous parmi vos compagnons, dans cette croisade contre le mal?"...

Posté : jeu. 26 févr., 2009 1:53 pm
par Tellxeios
Un voix sourde gronda d 'un des coins de la pièce....

Aurys.....Aurys ...c'est Wrynn qui te parle..... il faut l'enregimenter ....j..ruh rum Tellxeios le magnifique a besoin de contribuable ....quel brave garçon d'ailleurs tu devrais lui donner plus de budget ...

Posté : jeu. 26 févr., 2009 4:02 pm
par Aurys
Aurys était en effet en grande discussion avec Tellxeios, ci-devant Trésorier de l'Ost. Ce dernier, comme de coutume, réclamait des crédits supplémentaires pour de sombres manoeuvres sur les places financières de l'Alliance. Avec prudence, la Connétable tempérait ses ardeurs en se rappelant du récent désastre monétaire généré par sa spéculation éhontée sur les prix du tisse-givre. Spéculation qui, si elle avait fait le bonheur financier des caisses de l'Ost, n'en avait pas moins mis sur la paille une partie des tisserands de Hurlevent.

C'est au cours de cet échange de vues que Baelveena se présenta. Aurys se redressa, fort satisfaite de trouver un dérivatif à sa discussion, et accueillit la nouvelle venue.

Contente de vous voir, Baelveena. J'attendais votre venue. Alrunee m'a fait part de votre visite nocturne et de la teneur de vos échanges, et je ne vous ferai pas l'affront, ni à vous ni à elle, de revenir dessus. Il y a toutefois une question que j'aimerai vous poser : pouvez-vous me parler de vous, avant qu'il ne vous arrive... ce qui vous est manifestement arrivé ?

L'excellente et stricte éducation qu'Aurys avait reçue dans son enfance, bien que mise à mal par des années de combat sur le terrain, avait en effet du mal avec le fait d'évoquer avec légèreté le décès d'une personne devant cette dernière.

Posté : jeu. 26 févr., 2009 11:31 pm
par Baelveena
Du coin de l'œil, Baelveena aperçu l'étrange et son vocabulaire recherché, ne correspondant point du tout à un quelconque paysan. De par ses mots, il semblerait qu'il soit très impliqué dans le monde la finance...en particulier les finances de l'Ost. De toute évidence, la Connétable était bien entourée, et son organisation tournait bien plus rondement qu'une machine à rouages gnome.

Vint alors l'interêt d'Aurys sur le passé de Baelveena...

"... avant que je ne meure, vouliez vous dire?"

A la question d'Aurys sur son propre passé, Baelveena, ne put masquer un froncement de sourcils... La seule évocation de ces douloureux souvenirs ne contribuaient pas à la mettre à l'aise. Toutefois, en tant que Chevalier de la mort, elle ne mettait personne à l'aise de par sa simple présence.

"Par où commencer?...

Autrefois, il y a quelques années, je vivais à Sombre-comté avec mon époux. Mortebrume n'est pas mon patronyme d'origine... Je suis née Elveena Bouclenoire, fille ainée d'un notable de la région boisée appelée Clairbois. Bien que ma famille est issue de la noblesse, sa lignée était bien trop modeste pour pouvoir attirer l'intérêt de plus grandes familles nobles. Nous étions des petits provinciaux ayant des terres et une poignée de serviteurs.

Mon père, était devenu stérile suite à une longue maladie qui eut raison de sa santé à la fin. N'ayant eu aucun fils, il me fiança au fils des Mortebrume, malgré mon jeune age. Une lignée de nobles ayant été également oubliée des affaires de la Couronne. Ce mariage avait pour but, de renforcer le patrimoine de nos familles dans le futur... En particulier celle des Mortebrumes dont les terres étaient jadis, plus étendues.

Aussi, dès mon plus jeune age, je n'eus jamais le choix.

Notre mariage fut très vite organisé et conclu... J'avais à peine 17 printemps.
Malgré son jeune âge, il fut un très bon mari et un assez bon homme d'affaires. Nous n'avions pas eu d'enfants, bien que cela étaitt prévu.

Quant aux terres de ma famille, elles se situaient au sud de la Colline-aux-Corbeaux. Mes parents y avaient même quelques vignobles, et les visiteurs qui avait quelques moyens, pouvaient se délecter du vin dans une auberge à laquelle ils étaient les principaux fournisseurs.

Les Mortebrumes étaient les propriétaires d'une ressource minière, riche en fer et en étain. Ils fournissaient notamment l'armée de Hurlevent et surtout la brigade de Comté-de-l'eau.

Leurs affaires étaient jadis florissantes. Il y venait même une poignée de nains aventuriers venus travailler à la mine pour le compte des Mortebrumes.

A la fin de sa vieillesse, ma mère s' éteignit lentement dans la quiétude au manoir des Mortebrume, alors que le pays tombait en désuétude à cause de morts ambulants qui ravageait la contrée
".

Son visage s'assombrit.

"... Ma plus jeune sœur disparut alors qu'elle faisait du cheval, entourée de serviteurs. Je ne la revis jamais. La seule chose que l'on ait retrouvé d'elle fut son cheval éventré sauvagement et à moitié dévoré par quelque bête et une partie de ses serviteurs qui furent retrouvés dans le même état. La seconde de mes sœurs, plus âgée, était confiée à un internat afin qu'elle puisse obtenir la meilleure éducation.

Il ne restait plus que moi et mon époux avec nos serviteurs. Cependant, à l'annonce de la mort du Roi Térénas et l'étendue grandissante du Fléau, bon nombre d'homme jeunes furent envoyés au front pour servir leur patrie... et mon époux dut prendre les armes pour accompagner le seigneur Ladimer, dont la popularité et la prospérité accompagnait sa famille. Le seigneur Ladimer revint, mais pas mon époux.

Ayant été mariée, et me retrouvant sans famille, ni enfants, et n'ayant aucune réelle expérience dans la finance... Ma situation ne pouvait pas être pire. D'autant que les habitants de Sombre-comté ont été considerés comme étant maudits et répandant la Malpeste partout où ils allaient pendant une sombre période.

Je ne pouvais plus rester. Tour à tour, les serviteurs avaient déserté la demeure. J'étais seule et mon mari me manquait...
"

A ces mots, elle se mordit la lèvre... Sa voix surnaturelle se cassait par son émotion.

"Je voulais savoir qui ou qu'est-ce qui avait tué mon bien-aimé. Si je n'avais pas la force de le venger, au moins je ne resterai pas dans l'immobilisme en regardant tout s'effondre autour de moi. C'est ainsi que je rassemblai tout ce dont j'avais besoin pour entamer un long périple, et me procurai un équipement militaire... Je n'avais strictement aucun entrainement et je savais que j'allais mourir. Quel autre choix avais-je? S'il y avait une solution, il m'était impensable de trahir la mémoire de ceux que j'aimais en dépit des complications de la vie.

Je partis donc vers le nord du royaume dans le but de savoir où mon compagnon fut affecté et où il perdit la vie. Cependant, mon voyage s'écourta bien vite au postes de garnisons qui bloquaient les passages. Je dus me résoudre à sortir en dehors des routes sécurisées.

Je me débarrassai de tout ce qui m'identifia en tant que citoyenne des royaumes de l'Alliance et prétendit aux devant des patrouilles que j'étais une émissaire du Royaume d'Alterac dont le foyer a été saccagé par les morts-vivants. En temps normal, les gardes auraient étés plus attentifs dans leur contrôles...Mais la fatigue et l'inquiétude les avait rendus plus négligents.

La suite n'est guère glorieuse...je continuai d'errer vers les limites d'Arathi où je mourrais pratiquement de faim et de soif. Mais ce n'est pas de mort naturelle que je suis tombée..

Je suis tombée nez à nez sur un groupe de mort-vivants, alors que je me préparais à m'arrêter pour la nuit. Parmi eux, se trouvait... Miridian, mon époux disparu que je reconnu malgré le masque cireux et tourmenté de la mort sur lui. Lui aussi avait succombé et était désormais un esclave d'Arthas.un serviteur sans cervelle...

Il fut le premier que je chargeai avec tout ce qui me restait de force et d'énergie du désespoir. Dans ma haine, et mon désespoir, je ne vis à aucun moment sauf à la fin, que ce groupe était mené par le sombre des cavaliers...aucun provenant des armées d'Arathi, ni de l'Alliance...

Sur le premier coup, je décapitais miridian, aidée par toute la colère qui était contenue en moi. Si j'avais hésité, j'aurai fini en pièces aussitôt.
Poussée encore par une haine aveugle, je continuai à frapper tout ce qui s'approchait de moi... puis vint la fin, où le nombre et la fatigue eurent raison de moi.
"

Son visage reprend son expression glaciale habituelle...

"Je ne souviens pas de chaque détail qui suivirent..si ce n'est que je me suis réveillée. Me sentant comme "vide", détachée de tout ce qui avait de l'importance... ne ressentant qu'une sorte de malaise ressemblant vaguement à une faim... Une faim qui m'obsédait sur un unique détail : la mort par le meurtre.. Je sentais que je devais tuer ou devenir folle. J'entendais aussi une présence infiniment puissante résonner dans ma tête. Tout autour de moi était mort, ou y ressemblait. Les seules créatures douées d'intelligence qui me firent face, furent un homme en tenue sombre, crépitant d'énergie impies, et un autre... le chevalier qui accompagnait ce groupe de mort-vivants se tenait à ses côtés, son regard plein de haine et un rictus à glacer l'âme.

Voyant, mon air éperdu et ébahi, il somma de me "jeter à la pile" de cadavres entassés dans un chariot.

Une seule parole me vint aux lèvres... : "je te hais !"

Je ne dus mon salut qu'à l'intervention d'une monstrueuse créature décharnée ressemblant à un squelette habillé de chaines d'acier et de glace, et aussi d'habits de cérémonie. Elle n'avait pas de jambes et sembler se déplacer comme si elle n'était qu'un rêve flottant...ou plutôt un cauchemar. Mon maître : Amal Thuzad, la liche aux émanations maléfiques et glacées d'Achérus.

Il m'utilisa comme "expérience" dans l'utilisation d'une discipline née des glaces. De là, je fus ajoutée à son académie de Chevaliers funèbres du Givre... Au service du Roi-liche, auquel j'entendais les paroles meurtrières....
"

Un long silence s'ensuivit, et revivre cet épisode au fil de sa propre narration eut été une autre épreuve pour cette femme aux cheveux d'ébène...

Posté : jeu. 26 févr., 2009 11:42 pm
par Aurys
Le visage d'Aurys ne manifesta aucune émotion durant le récit terrifiant de Baelveena. Pour autant, chacun de ses mots la transperçait avec la force d'un couteau. L'aristocratie. Un mariage arrangé. Une femme faite pour une vie heureuse perdue dans les horreurs del a guerre, contrainte de faire des choix atroces. Et puis, enfin, la marque du Fléau.

La Connétable resta longuement silencieuse, même après que le récit de Baelveena se soit achevé. Puis, elle reprit la parole.

Je suis navrée pour votre époux. Nous avons tous perdu des proches dans cette guerre, même si la plupart d'entre nous n'ont pas eu à s'assurer de leurs mains qu'ils avaient trouvé la paix du tombeau. Il me reste deux questions, et j'en aurai fini avec cet entretien.

Aurys avait la gorge sèche, mais cela attendrait.

Comment avez-vous pu vous défaire du Fléau ? Et avez-vous tenté de rentrer chez vous et de renouer contact avec les vôtres ?