[Candidature acceptée] Crononpils
Posté : mer. 17 oct., 2007 5:59 pm
Les villageois se pressaient de regagner leurs demeures, la nuit allait bientôt tomber, et avec elle le froid de l'hiver qui arrivait à grand pas.
Il ne neigeait pas dans ces contrées.
Le nain regardait avec amusement ces malheureux courir chercher un abri. Face aux rigueurs du climat qui régnait sur Dun Morogh, il ne soufffait pas du froid. Et si tel avait été le cas, il savait qu'il pourrait trouver refuge dans l'épaisse fourrure de son fidèle ami, l'énorme ours blanc qui marchait nonchalamment à ses côtés. D'ailleurs, l'empressement des paysans était'il vraiment dû au mauvais temps ? Cette idée fit sourrire le chasseur.
Mais il n'avait pas fait tout ce chemin juste pour s'amuser à apeurer quelques hommes. Il cherchait le bastion, et ne se fiait pas seulement à son instinct pour le trouver.
« Hé toi, viens ici ! » lança t'il à un adolescent qui rentrait un fagot de bois pour alimenter le foyer.
« Oui messire ? », lui répondit-il en se retournant. Il lâcha son fagot lorsqu'il apperçu l'ours blanc.
« N'ai pas peurrr, il ne te ferrra aucun mal. Du moins tant que tu ne rrretourrnerrra pas cette buche contrrre moi ! Je cherrrche le bastion de l'ost pourrrprrre, est-ce que tu le connais ? »
« Oui, j'en ai entendu parler. Il se trouve à environ une demi-heure de marche, prenez la prochaine intersection à gauche dans cette direction » dit'il sans lacher l'ours du regard et en indiquant la direction de l'est.
« Merrrci mon garrrçon. Tiens, fais-en bon usage » dit le nain en avançant sa main. Le garçon s'avança, prit la pièce d'or puis se dépécha de rentrer dans sa cahute.
« En rrroute » murmura le nain. L'ours, qui n'avait pas bougé, grogna puis lui engagea le pas.
La nuit était bien installée maintenant.
Au bout du chemin, une torche éclairait faiblement la lourde porte d'une véritable petite forteresse.
Un homme se tenait devant la porte. Malgré son armure rutilante, il semblait transi de froid. Néanmoins, le nain n'avait aucune intention de le provoquer, il sentait l'expérience et la connaissance des techniques de combat qui rendaient ces guerriers si redoutables.
« Holà ! Suis-je bien arrrrrivé au bastion de l'ost pourrrprrre ? »
Le garde sembla surpris, il n'avait pas dû entendre le nain s'approcher.
« Oui, avez-vous un laisser passer ? »
« Non, je n'ai ai pas. Je voudrrrai rrrencontrrrer un rrresponsable si c'est encorrre possible.»
« Ca ne va pas être possi... » Le garde recula brusquement vers la porte, et dégaina la lourde épée qui pendait à son côté « derrière vous, prenez garde ! ».
L'énorme masse de l'ours blanc se découpait dans l'obscurité de la nuit, quelques pas derrière le nain.
Le gardeadopta une posture de combat, prêt à défendre chèrement sa vie. L'ours réagit aussitôt et se leva en poussant un rugissement à faire trembler les pierres de la forteresse. Le nain se retourna viviment et d'un geste à peine perceptible de la main, intima l'ordre à l'ours de se calmer et de se coucher à ses pieds, ce que l'énorme bête fit, comme si elle accordait à son compagnon une confiance sans faille.
« Surrrtout, ne bougez plus et rrrrengainez votrrre arrrme ! » lança t'il à l'attention du garde. Elle ne vous ferrra rrrien si vous ne tentez rrrien contrrre moi ! ».
Le garde rangea son arme, mais gardait la main serrée sur le pommeau.
« Ne bougez pas, j'appelle l'adjoint, peut être pourra t'il vous renseigner. »
Le garde tappa à la porte, dont un judas s'était entrouvert.
« Que se passe t'il ? » grogna une voix derrière la loudre porte.
« Adjoint, un nain désire s'entretenir avec la connétable ».
« A cette heure-ci ? La connétable est à table, elle reçoit. »
« Mon nom est Crrrononpils. Je souhaite lui parrrler. Aurrriez vous l'amabilité de lui fairrre parrrt de ma visite ? » lança le nain à l'encontre des yeux que l'on pouvait apercevoir au travers du judas.
« Et pour quelle raison souhaitez vous la voir ? »
« Je désirrre rrrejoindrrre votrrre orrrdrrre. Quand à mes rrraisons, elles ne rrregarrrdent que vos maîtrrres. »
« La connétable ne pourra vous recevoir ce soir. Laissez donc un courrier indiquant vos intentions et une adresse à laquelle vous joindre, quelqu'un vous répondra. »
« Moi, écrrrirrre ? Ha ha ha ha ha ha !!! Dites lui que je rrreste quelques temps dans les prrarages. Si on me cherrrche, je le saurrrais assez vite pourrr vous éviter de perrrdrrre trrrop de temps à cette tache ! ».
Le nain se retourna et disparu dans la nuit, suivi par l'ours.
Une détonation sèche claqua dans la nuit, quelques minutes plus tard, suivie du râle d'un animal.
Puis le crépitement d'un feu de camp, dont la faible lueur, à quelques pas seulement, était visible...
Il ne neigeait pas dans ces contrées.
Le nain regardait avec amusement ces malheureux courir chercher un abri. Face aux rigueurs du climat qui régnait sur Dun Morogh, il ne soufffait pas du froid. Et si tel avait été le cas, il savait qu'il pourrait trouver refuge dans l'épaisse fourrure de son fidèle ami, l'énorme ours blanc qui marchait nonchalamment à ses côtés. D'ailleurs, l'empressement des paysans était'il vraiment dû au mauvais temps ? Cette idée fit sourrire le chasseur.
Mais il n'avait pas fait tout ce chemin juste pour s'amuser à apeurer quelques hommes. Il cherchait le bastion, et ne se fiait pas seulement à son instinct pour le trouver.
« Hé toi, viens ici ! » lança t'il à un adolescent qui rentrait un fagot de bois pour alimenter le foyer.
« Oui messire ? », lui répondit-il en se retournant. Il lâcha son fagot lorsqu'il apperçu l'ours blanc.
« N'ai pas peurrr, il ne te ferrra aucun mal. Du moins tant que tu ne rrretourrnerrra pas cette buche contrrre moi ! Je cherrrche le bastion de l'ost pourrrprrre, est-ce que tu le connais ? »
« Oui, j'en ai entendu parler. Il se trouve à environ une demi-heure de marche, prenez la prochaine intersection à gauche dans cette direction » dit'il sans lacher l'ours du regard et en indiquant la direction de l'est.
« Merrrci mon garrrçon. Tiens, fais-en bon usage » dit le nain en avançant sa main. Le garçon s'avança, prit la pièce d'or puis se dépécha de rentrer dans sa cahute.
« En rrroute » murmura le nain. L'ours, qui n'avait pas bougé, grogna puis lui engagea le pas.
La nuit était bien installée maintenant.
Au bout du chemin, une torche éclairait faiblement la lourde porte d'une véritable petite forteresse.
Un homme se tenait devant la porte. Malgré son armure rutilante, il semblait transi de froid. Néanmoins, le nain n'avait aucune intention de le provoquer, il sentait l'expérience et la connaissance des techniques de combat qui rendaient ces guerriers si redoutables.
« Holà ! Suis-je bien arrrrrivé au bastion de l'ost pourrrprrre ? »
Le garde sembla surpris, il n'avait pas dû entendre le nain s'approcher.
« Oui, avez-vous un laisser passer ? »
« Non, je n'ai ai pas. Je voudrrrai rrrencontrrrer un rrresponsable si c'est encorrre possible.»
« Ca ne va pas être possi... » Le garde recula brusquement vers la porte, et dégaina la lourde épée qui pendait à son côté « derrière vous, prenez garde ! ».
L'énorme masse de l'ours blanc se découpait dans l'obscurité de la nuit, quelques pas derrière le nain.
Le gardeadopta une posture de combat, prêt à défendre chèrement sa vie. L'ours réagit aussitôt et se leva en poussant un rugissement à faire trembler les pierres de la forteresse. Le nain se retourna viviment et d'un geste à peine perceptible de la main, intima l'ordre à l'ours de se calmer et de se coucher à ses pieds, ce que l'énorme bête fit, comme si elle accordait à son compagnon une confiance sans faille.
« Surrrtout, ne bougez plus et rrrrengainez votrrre arrrme ! » lança t'il à l'attention du garde. Elle ne vous ferrra rrrien si vous ne tentez rrrien contrrre moi ! ».
Le garde rangea son arme, mais gardait la main serrée sur le pommeau.
« Ne bougez pas, j'appelle l'adjoint, peut être pourra t'il vous renseigner. »
Le garde tappa à la porte, dont un judas s'était entrouvert.
« Que se passe t'il ? » grogna une voix derrière la loudre porte.
« Adjoint, un nain désire s'entretenir avec la connétable ».
« A cette heure-ci ? La connétable est à table, elle reçoit. »
« Mon nom est Crrrononpils. Je souhaite lui parrrler. Aurrriez vous l'amabilité de lui fairrre parrrt de ma visite ? » lança le nain à l'encontre des yeux que l'on pouvait apercevoir au travers du judas.
« Et pour quelle raison souhaitez vous la voir ? »
« Je désirrre rrrejoindrrre votrrre orrrdrrre. Quand à mes rrraisons, elles ne rrregarrrdent que vos maîtrrres. »
« La connétable ne pourra vous recevoir ce soir. Laissez donc un courrier indiquant vos intentions et une adresse à laquelle vous joindre, quelqu'un vous répondra. »
« Moi, écrrrirrre ? Ha ha ha ha ha ha !!! Dites lui que je rrreste quelques temps dans les prrarages. Si on me cherrrche, je le saurrrais assez vite pourrr vous éviter de perrrdrrre trrrop de temps à cette tache ! ».
Le nain se retourna et disparu dans la nuit, suivi par l'ours.
Une détonation sèche claqua dans la nuit, quelques minutes plus tard, suivie du râle d'un animal.
Puis le crépitement d'un feu de camp, dont la faible lueur, à quelques pas seulement, était visible...