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[Candidature acceptée] Armandoh

Posté : ven. 16 oct., 2009 7:38 pm
par Armandoh
Forêt d'Elwynn, 21h54, Royaume de Hurlevent.

Il arreta sa moto quand la batisse fut en vue. Il avait déjà effrayé de stupides villageois en route avec son engin, il ne souhaitait pas ameuter tous les soldats de la garnison.
Il mit pied à terre et se dirigea d'un pas décontracté vers les portes du bastion, gardées par un homme en armure et pas de première jeunesse.
Le fumet de sa tasse de café chatouilla les narines du garde lui permettant de découvrir devant lui un homme habillé d'un pantalo noir, d'une chemise vert sombre et d'un veston beige au fines rayures noires verticales, le tout taillé sans aucun doute par un riche couturier avec de l'etoffe hors de prix.
L'homme d'une trentaine d'années portait sur ses yeux de larges lunettes aux verres lumineux rouges, émettant une légère lueur sur son visage par la nuit tombante.
Rebroussant sa tignasse blanche en épis vers l'arrière, il engloutit le reste de sa tasse avant de déclarer :


- Adjoint Baigneur, je suppose?

Il marqua une pause pour juger de la reaction de l'intéressé et lui jeta une petite bourse de pièces d'or.

- Amène-moi un responsable et tu aura le droit à sa soeur jumelle, dit-il d'un sourire calme et posé avant de se verser une nouvelle tasse de café a l'aide d'un thermostat en métal.

Posté : ven. 16 oct., 2009 8:23 pm
par Adjoint Rainer
Rainer vit approcher l'homme avec la déférence qui avait été depuis si longtemps inculquée en lui pour les manifestations visuelles de l'appartenance à une classe supérieure. Se remémorant à toute vitesse ce qu'il connaissait des règles de cet univers, qui lui était bien trop étranger, il s'apprêta à recevoir dignement le riche inconnu quand ce dernier l'interpela de la plus odieuse des façons.

Adjoint Rainer, chef de la Garde de l'Ost Pourpre, Monsieur.

Le ton était devenu aussi froid que la chambre d'Hadjirah quand Tellxeios n'y était pas.

Gardez votre or je vous prie, je suis en service et il est malvenu d'en accepter de la part d'étrangers. Votre nom, Messire ?

Posté : ven. 16 oct., 2009 8:48 pm
par Armandoh
- Bien voila qui me change des larbins sans cervelles que je cotoie tous les jours.

Il range la bourse et boit une autre gorgée de café en se remémorant un soldat qui aurait sauté sur cet argent pour sortir de son salaire de misere et de sons régime pain sec et eau.- Annoncez Diego Armandoh, paladin de Lordaeron.

Son visage arborait alors un sourire éclatant avant de disparaitre une nouvelle fois dans le breuvage noir.

- Tenez, goutez donc ça, je l'ai baptisé mon "special Armandoh n°58"

Posté : sam. 17 oct., 2009 9:44 am
par Adjoint Rainer
Rainer regarda l'homme par en-dessous, d'un air méfiant. Etait-ce un test ? Et, si oui, l'avait-il réussi ? L'Adjoint n'aimait pas ne pas savoir sur quel pied danser, et l'individu qui lui faisait face lui semblait être de ce genre de personnes dont on s'interroge continuellement sur les intentions.

Il hélas une sentinelle afin de lui transmettre le message : un officier devait prestement venir accueillir un certain Messire Armandoh, originaire de Lordaeron.

Sa tâche d'aboyeur accomplie, Rainer se pencha sur la tasse que lui tendait l'homme au sourire un peu trop confiant à son goût.

Ca se boit ce truc noir ? grogna-t-il avant de se laisser tenter et d'en prendre une lampée.

Posté : sam. 17 oct., 2009 12:55 pm
par Armandoh
Armandoh porta la tasse à son nez pour en sentir la fumée qu'elle dégageait.

- Hum... Exquis. Un tel mélange entre la douceur et l'amertume... Quelle poésie.

Il avala une gorgée.

- Et cette chaleur qui glisse sur la langue pour reveiller une saveur amère dans la gorge... C'est proche de la perfection, vous ne trouvez pas? Je compare ce cru à la vie elle même, tendre aux premiers abords mais cruelle dans sa profondeur.

Il teint sa tasse de la main droite et fourra la gauche dans sa poche, en attendant qu'on s'occupe de lui, laissant la lumière de ses lunettes égayer le crépuscule tombant sur la forêt.

Posté : dim. 18 oct., 2009 1:58 pm
par Zorahé
Des bruits de sabots retentirent au loin. Un cheval noir, monté par une silhouette encapuchonnée, approchait. Le cavalier s'arrêta brusquement devant les écuries, descendant de sa monture tout aussi promptement et rejetant son capuchon en arrière. Il s'avéra alors qu'il s'agissait d'une cavalière, aux cheveux blancs et à la peau mate. Le garçon d'écurie sortait déjà pour s'occuper de l'animal. Après lui avoir glisser une pièce dans la main, la femme se dirigea vers les portes du bastion, l'air toujours aussi pressée.

Perdue dans ses pensées, elle ne remarqua d'abord pas l'homme qui attendait là, une tasse à la main. Saluant Rainer d'un geste de la tête, elle allait s'engouffrer dans la bâtisse, quand le regard interloqué de ce dernier lui fit reprendre conscience de son environnement.


− Et bien, nous avons de la visite? Puis-je faire quelque chose pour vous, Ser?

Posté : dim. 18 oct., 2009 2:43 pm
par Armandoh
L'homme attendit de longues secondes avant de répondre, le temps de finir son café, avant de pousser un soupir d'aise.

DEPOSITION DU TEMOIN
1/ Qui suis-je?
Je suis Diego Armandoh, paladin.
Je suis originaire de Lordaeron ou j'étais avocat au service des tribunaux du royaume.
J'ai suivi de loin, les exploits de votre ordre contre le Fléau.
Désireux de raviver la flamme de notre défunt roi, j'ai quitté l'administration d'Hurlevent pour vous rejoindre.
Je vous avouerais que j'ai longtemps hésité, mais leur café infect m'a finalement décidé.
D'autant plus que la rumeur dit que vous recherchiez des guérisseurs.
...

Il engloutit sa tasse avant de déclarer :

- Vous pouvez commencer votre contre-interogatoire, miss.

Posté : dim. 18 oct., 2009 3:01 pm
par Zorahé
D'abord, la femme resta les yeux écarquillés, observant l'individu boire son café. Alors qu'elle allait lui rappeler qu'elle n'avait pas tout son temps, voilà que celui-ci se lança dans une longue et étrange tirade. Un candidat, donc… voilà qui allait sérieusement compromettre sa soirée.

− Enchantée, Ser Armandoh. Je suis Zorahé, magicienne et héraut de l'Ost. En tant qu'officier, je vais donc me charger de votre entretien…

Un peu déconcertée par la dernière phrase du jeune homme, elle se mordit la lèvre un instant, puis décida de l'ignorer et continua.

− Bien, si nous commencions par rentrer au chaud? Nous serons mieux assis pour discuter.

Faisant signe à Diego de la suivre, elle s'engouffra à l'intérieur du bâtiment. Tout en le guidant à l'intérieur des couloirs, elle continua de parler.

− Paladin, avocat,… Est-ce le goût de la justice qui vous a conduit dans cette voix?

Elle ouvrit la porte d'un petit salon, et invita l'homme à s'asseoir.

− Je vois que vous déjà de quoi boire, mais si vous voulez quelque chose d'autre, n'hésitez pas.

Posté : mer. 21 oct., 2009 1:00 pm
par Armandoh
- La justice? Hahaha. Ma chère, y'a pas de justices, juste des coupables et des innocents. La justice c'est une notion bien aléatoire et propre à chacun.
Non, non dans cette vie la, il n'y a que deux goûts qui me guident ; celui du café et celui de la vérité.

Armandoh appreciait de voir le blason de son ancien pays un peu partout dans le batiment.
S'affalant prestement sur une chaise, l'homme engouffra sa tasse pour répondre a la proposition de la magicienne :


- Avec plaisir, votre meilleur café !

Il croisa les jambes, se cala sur le dossier de la chaise et remonte son masque de l'index.

Posté : mer. 21 oct., 2009 2:17 pm
par Zorahé
Du café? Ça n'était pas dans l'éventail des possibilités que Zorahé avait envisagé. Ça devait faire un an à peine que Gwynbleidd lui avait fait découvrir cet étrange breuvage, aux vertus énergisantes. Elle n'était d'ailleurs toujours pas sûre d'en aimer le goût. Toujours est-il qu'elle n'en avait jamais préparé, et qu'elle n'était pas sûre qu'il y en est dans les murs. Décidément, ce candidat avait tout pour compromettre sa soirée.

− Je suis navrée… mais je crois que je ne vais pas pouvoir satisfaire votre requête. Nous avons de la bière, du lait, de l'eau, du thé, du pinot, du nectar de fruit… mais du café… je ne dis pas que certains des nôtres n'ont pas leurs réserves personnelles, mais je doute que je trouve le moindre grain dans notre cuisine. Et quand bien même ce serait le cas, je crois que je serais bien incapable de vous en préparer !

Elle soupira.

− C'est là aussi la rigueur militaire. On a pas toujours ce qu'on veut ici, que voulez-vous. Si vous rejoignez nos rangs, il faudra vous y faire. Je peux vous réchauffer ce que vous avez amené, si vous le souhaitez.

Dans un coin de sa tête, elle se dit qu'il faudra qu'elle apprenne à préparer ce breuvage. Et décider Tellxeios à investir un peu pour l'ajouter à la liste des denrées disponibles. Ce candidat était bien exigeant, et il devrait faire sans. Mais une telle lacune lors de la rencontre avec un éventuel allié ne serait pas pardonnable. Considérant l'affaire comme classée, elle continua :

− Le goût de la vérité… voilà quelque chose de louable… qui peut s'avérer dangereux parfois… Ainsi, vous aussi venez du Nord. Si vous nous rejoignez, vous verrez que nos rangs contiennent de nombreux réfugiés. Je n'en suis pas vraiment pour ma part, mais c'est une autre histoire. Mais racontez-moi donc un peu la votre, d'histoire… Quand avez-vous quitté Lordaeron?

Posté : mer. 21 oct., 2009 3:49 pm
par Armandoh
Armandoh resta immobile quelques instants. Il ne s'attendait pas à ce qu'on l'interoge sur sa vie passée. Aussi ne souhaita-t-il que de ne raconter que les grandes lignes.

DEPOSITION DU TEMOIN
"2/ La d'où je viens "

Comme je vous l'ai dit, je poursuivais une brillante carrière de procureur au service des tribunaux du royaume.
Un incident dont je vous passerais les détails m'obligea à cesser cette activité.
Vous connaissez la suite, le fléau, la chute du royaumes, les réprouvés etc...
Seul et perdu, j'ai rejoint pendant un temps l'Aube d'argent afin d'appendre à repousser cet ennemi, ce sont la mes débuts de paladin.
Je vous l'avouerais, le combat n'était pas ma tasse de thé... ou de café.
Après tout jusque la, je n'exercais aucune fonction d'ordre physique.
Ma vocation se tourna alors dans la guérison et le soin.
Puis je quittais l'ordre et suivit les réfugiés jusqu'au Royaume d'Hurlevent.
Je n'eut aucun mal à trouver du travail notamment grâce à mon ancienne réputation et me retrouva dans la paperasse administrative et juridique de la ville. Jusqu'à aujourd'ui.

Il engloutit une nouvelle tasse sentant celle-ci se refroidir.

Posté : ven. 23 oct., 2009 4:16 pm
par Zorahé
− Ancien soldat de l'Aube d'Argent, donc… Voilà qui est peut-être plus significatif pour nous que votre carrière de bureaucrate.

Zorahé se leva et ouvrit un petit placard duquel elle sortit un verre et une bouteille de nectar. Cet homme là laissait perplexe… Retournant s'asseoir, elle continua :

− C'est rare que nous recevions des candidats comme vous, ayant une bonne situation et souhaitant l'abandonner. La vie dans notre ordre n'est pas rose tous les jours. Il faut croire au bien fondé de nos motivations pour tenir le coup… Et également ne pas avoir peur de faire des sacrifices. Vous commencerez en bas de l'échelle ici, et les chambres des pages ne sont pas tout confort. Il faudra savoir vous plier à l'autorité de votre hiérarchie. Inutile de vous dire aussi que nous n'apprécions guère les recrues qui décampent au bout de quelques temps alors que nous financions leur formation.

Se servant un verre de jus, elle commença à boire, puis reprit.

− Je ne dis pas tout ça pour vous décourager. Je veux juste m'assurer que vous savez ce que signifie s'engager chez nous. Êtes-vous sûre d'avoir la volonté de rejoindre nos rangs?

Posté : sam. 24 oct., 2009 12:50 pm
par Armandoh
Armandoh souriait en jouant avec sa tasse. Le fait de ne pas voir ses yeux sous le masque pouvait sembler inquiétant dans un premier abord.

- Je me suis relevé de la mort et suis revenu des enfers pour un seul but : Lordaeron. Le premier qui m'en empeche... je lui lance ma tasse dans la figure.
Ne vous inquietez pas pour mon confort, j'ai déjà eu plus que le commun des Hommes dans ma première vie.
La Haute Société et tout le tatouin ça ne m'as jamais plu plus que ça. Les personnes de ma trempe ont besoin de garder les pieds sur terre pour faire correctement leur travail. Et croyez-moi, je suis un professionnel...
Defenses, interrogatoires, enquêtes où paperasserie administrative, je connais toutes les ficelles du métier.

Posté : mer. 28 oct., 2009 10:19 pm
par Zorahé
Zorahé continua de boire, toujours perplexe. Que cachait ces lunettes? Qu'était cette histoire de nouvelle vie?

− Rassurez-moi juste sur un point : vous avez parlé de vous relevez de la mort… Êtes-vous donc bien vivant?

Ces lunettes pourraient-elles cacher les yeux bleus sombres des chevaliers de la mort? Non, c'était sans doute stupide.

− Loin de moi l'idée de vouloir connaître les détails de votre vie passée. Nous ne sommes pas là pour juger ce que vous avez pu faire, et nombre de nos membres auraient sûrement des choses à cacher… Mais je veux juste m'assurer de votre identité présente.

Posté : jeu. 29 oct., 2009 2:03 am
par Armandoh
- Haha ! Vous me plaisez bien vous...
J'ai beau eviter le sujet mais vous êtes tenace !

Diego prit une longue gorgée silencieuse.

- Soit... Je n'ai pas le choix dirait-on.
Laissez moi vous raconter l'histoire de ma "resurection" ! Haha...
Pour cela, revenons dix ans en arrière... Au tribunal de Lordearon pour être précis...
Ma fiancée Mia Fey dont j'étais le mentor, affrontait son premier procés en tant qu'avocate de la défense. Bien qu'elle était une débutante, elle avait accepté une affaire de meurtre. Celui d'une officier de la garde, Vanessa Plantule, soit disant assassinée par notre client, un fugitif évadé de prison pourla rencontrer... Ouh la j'entre dans les détails pardonnez-moi ! Pour faire court, Mia a livré une face à face digne des plus grands professionnels du barreau, un véritable bapteme du feu pour cette novice.
Au final, nous avons pu retourner la situation en découvrant que c'est la victime c'est faite tuée par sa jeune soeur, Dahlia... Dahlia Plantule... Comme je maudit ce nom !
Bref... Alors que nous cheminions vers la vérité, notre client enfin plutot celui-de Mia, se suicida en buvant un flacon de poison, fou d'amour pour la diabolique Dahlia, il ne pouvait accepter la véritable facette de sa muse...
Le procés se fini alors sur un suicide, il n'y eut aucun gagnants ce jour la, que des perdants...
Mia en resta traumatisée pendant de longues semaines.
Pour ma part, je continuais l'enquête dans l'ombre... En tirant quelques ficelles dans le milieu, j'ai pu réouvrir le dossier et je reussis à convoquer Dahlia Plantule au tribunal pour lui faire subir un interrogatoire, en tête à tête, dans le bureau du juge.
C'est ici que ma "mort" arriva.
Quelques minutes après la discussion, je m'affalais sans connaissance par terre... Noyé dans un profond coma pendant dix longues années...
Au bout de ce laps de temps, je me reveillait dans une des maisons de campagne de ma famille dans la proximité d'Austrivage... En sentant, l'odeur de la tasse de café du médecin.
Sortit d'un sommeil de dix années, je découvrit alors que Dahlia Plantule avait versé du poison dans mon café ce jour la...
Mes cheveux avaient blanchis sous l'effet des toxines et j'avais perdu une partie de ma vue...
On me fabriqua ce masque... Grâce à lui, je peux voir en un noir et blanc flou... J'abandonnais mon nom public, Godot, pour mon veritable nom dans le civil, Diego Armandoh.
A mon reveil, le monde avait changé... Mon pays, ma famille, mes amis et... même ma chère Mia...Ils ont tous succombé a la peste mortelle...
Perdu, seul et assoiffé de vengeance, je pris les armes sous l'aube d'argent pour purger notre royaume. Puis, j'appris que des foules de réfugiés se sont rendues a Hurlevent, je m'arrangeait pour m'y rendre à mon tour et je trouvait un travail dans l'administration... Souhaitant de tout coeur, retrouver le nom de Mia Fey sur un document...

Armandoh se balançait sur sa chaise, pris par son récit. Quand il remarqua qu'il avait dépassé le cadre de la question posée.

- Pardonnez-moi... Ce masque me sert à pouvoir distinguer votre silhouette... Je ne voit plus aucune couleur, je suis incapable de distinguer un vin d'un café. Je ne puit voir les visages en détails. Je vit dans un monde de forme vagues et grossières.

Diego détourna la tête pour cacher une larme de sang qui coulait sur sa joue gauche.