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[Candidature acceptée] Odeline
Posté : mer. 22 juil., 2009 7:05 pm
par Odeline
La chaleur étouffante, qui terrassait la forêt d'Elwynn ce jour là, accablait Odeline emmitouflée sous une lourde robe prune. Pourquoi faut-il qu'il fasse si chaud? Vivement qu'une douce brise fraîche revienne s'engouffrer dans ses étoffes.
Miaouuuuuuuu!
"Oh non, ne t'y met pas toi" rétorqua la jeune femme à son animal de compagnie.
Le chaton blanc miaula d'avantage. " Très bien, casse moi les tympans si tu le souhaites mais aujourd'hui tu n'arriveras pas à me perturber, je n'ai pas envie de jouer."
L'animal s'arrêta net devant le Bastion bordant le chemin de la forêt. Odeline resta figée devant le bâtiment imposant se demandant si elle y trouverais un jour sa place... Cette fois elle en était sur, elle devait aller au bout et postuler pour rejoindre leurs rangs. Un immense sentiment de toucher au but l'envahit et la poussa vers l'entrée.
La prêtresse repoussa une mèche de ses cheveux blonds et se dirigea vers le Bastion d'un pas décidé.
Posté : mer. 22 juil., 2009 7:59 pm
par Mélinae
Sur les barrières qui bordaient le chemin de la Garnison, trônait une Draeneï a la peau d'ébène et a la chevelure laiteuse, enveloppée dans une légère cape d'étoffe rouge bordeaux qui remontait en un large col, dissimulant le bas du visage de la borgne, celle-ci semblait songeuse, fixant avec attention un minuscule insecte filant a toute allure pour éviter de se faire carboniser sur les pavés brûlants de la Garnison.
Lorsque celui-ci fût piétiné par la femme faisant son arrivée, Mélinae releva la tête, un air las dessiné sur le visage, elle fixait la femme l'œil plissé alors que la vive lumière du soleil traversait sa pupille.
Elle releva sa main droite jusqu'à son front a la façon d'une visière, la elle y voyait mieux l'humaine qu'elle observa une bonne seconde avant de lui adresser la parole d'un ton vif :
-Bienvenue a la Garnison du Ruisseau de l'ouest, je peux faire quelque chose pour vous, demoiselle ?
Peut-être qu'en guidant cette personne, elle dispenserais a l'Adjoint Rainer du peu de divertissement que pouvait lui apporter une journée comme celle-ci, journée dans laquelle elle se délectait de le voir cuire dans son armure.
Posté : jeu. 23 juil., 2009 11:23 am
par Odeline
D'un pas ferme Odeline avançait sur les pavés brûlants du chemin qui menait à l'entrée de la forteresse.
"Bienvenue a la Garnison du Ruisseau de l'ouest, je peux faire quelque chose pour vous, demoiselle ?
La jeune femme s'arrêta brusquement surprise. Dans son élan de "courage" elle n'avait même pas remarqué la draeneï appuyée contre une barrière en bois. Se protégeant du soleil avec sa main la draeneï fixait toujours Odeline.
Demoiselle ? Cela faisait longtemps qu'on ne l'avait plus appelé comme ça. Son cœur et son âme lui appartiendraient toujours même s'il ne serait jamais plus à ses côtés en Azeroth. Cette interpellation lui rappela la réalité en pleine figure. Odeline avait réussi l'espace de quelques minutes à oublier leurs visages mais ce "Demoiselle" lui explosa en pleine figure comme une bombe d'amertume. Son visage décidé se transforma en une face emplie de confusion.
NON ! La prêtresse se ressaisit en moins d'une seconde. Elle ne devait pas afficher sa peine, elle l'avait laissé trop souvent prendre le dessus auparavant, maintenant que la jeune femme commençait à la maîtriser en apparence elle s'interdisait de l'afficher en publique. Qu'on ne la prenne plus pour une folle, plus jamais… Et surtout pas aujourd'hui.
- Bonjour, merci, justement vous tombez très bien. Je recherche une personne pouvant me dire à qui je dois m'adresser pour présenter ma candidature afin de rejoindre les rangs de l'Ost Pourpre ?
Odeline se sentit de nouveau apaisée maintenant que sa peine morbide se trouvait temporairement enfermée dans un coin de son estomac. Ne pas la laisser ressortir, sous aucun prétexte. Elle sourit du mieux qu'elle le pu et inspira un grand coup.
Flocon traînait encore dans ses pattes, la jeune femme ne le sentait même plus, tandis que le chaton se cachait sous ses jupons un peu effrayé par la draeneï qu'il ne connaissait pas.
Posté : jeu. 23 juil., 2009 12:53 pm
par Lomah de Sangre
Le soleil tapait comme un dératé contre le verre des fenêtres donnant la fièvre à tout ce que touchaient ses rayons. Tel un lézard se gorgeant d'une chaleur à jamais révolue de son corps, Lomah s'était assise tout contre la vitre de son bureau.
Elle laissait vagabonder son esprit au loin : profiter de ces rares échappées gorgées de liberté restait le seul moyen d'évacuer les problèmes du quotidien. Hadjirah ne la lâcherait plus d'un pouce désormais qu'elle avait déjoué sa mascarade...
Son regard d'or glissa sur la route en contrebas. Une chevelure blonde accrochant par trop la lumière attira son attention : un nouveau visage n'échappait guère de temps aux yeux acérés de la Chambellan.
La jeune femme engoncée dans une épaisse robe de toile prune malgré l'atmosphère étouffante fit dire à la mage qu'il s'agissait là soit d'une jeune femme prude et sans doute élevée au sein d'une communauté religieuse - un couvent peut-être ?- soit d'une femme engagée, avec la dignité qui incombe au mariage pour toute âme respectant les valeurs de la Lumière à la lettre. Lomah plissa d'avantage les yeux, mais ne put à cette distance ni distinguer la qualité du tissus, ni l'expression de la demoiselle au prise avec Melinaë.Les lèvres de la rouquine s'ourlèrent d'un sourire en coin. La devinette était plaisante...
La Dame de Sangre venait de se trouver une nouvelle distraction l'éloignant d'avantage de ses obligations administratives.
Posté : jeu. 23 juil., 2009 7:59 pm
par Odeline
Odeline attendait la réponse de la draeneï apparemment plus sereine qu'elle. La pression commençait à monter alors que son interlocutrice restait pour l'instant silencieuse. Peut-être voulait-elle s'amuser un peu en cette après-midi caniculaire? Mais la prêtresse n'avait pas envie de jouer comme elle l'avait fait remarquer à son compagnon de route auparavant.
Oh mes yeux! pensa-t-elle alors que le reflet d'un bijou porté par quelqu'un qui l'observait à l'étage derrière la fenêtre l'aveugla. Intriguée elle plissa les yeux afin de déchiffrer la silhouette d'une femme à la posture élégante. Mais pourquoi l'observer ainsi... Aurait-elle dérogé à une règle sans la savoir? Aurait-elle du prévenir de sa venue par lettre? Ou bien s'adressait-elle peut-être à la mauvaise personne.
L'espace d'une seconde Odeline oublia la draeneï et se dicta de tenir figure face à son interlocutrice. Alors que le silence faisait rage elle tenta un:
"Euh je m'appelle Dame Odeline de Malistra excusez mon impolitesse, j'aurais du commencer par cela, le sourire visé sur son faciès d'habitude boudeur elle fit une révérence.
Posté : jeu. 23 juil., 2009 8:45 pm
par Lomah de Sangre
La demoiselle sembla se protéger les yeux et son regard nerveux gravit une à une les pierres menant jusqu'à la retraite de la mage.
- Hum.. débusquée, susurra Lomah avec un sourire amusé.
Elle sauta soudain de son promontoire et traversa son bureau impeccable dont seul la table était copieusement occupée par un épais registre et des parchemins si nombreux qu'il avait du être produit par toute la forêt d'Elwyn au bas mot.
Personne ne s'interposa sur son passage.
La rouquine dégageait une tel aura d'autorité, que personne n'osa se mettre sur son chemin pour freiner sa progression dans le dédale de la garnison. Le Dragon Roux, comme se plaisait à l'appeler Grimdor quand elle avait le dos tourné, ne souffrait pas qu'on la contredise. La soie de sa robe noire, au col haut et aux manches couvrantes malgré l'intense chaleur, déchirait le silence à chacun de ses pas. Un signal d' alarme.
Elle contourna Rainer qui penché sur une pancarte s'attelait à peindre de sa plus belle écriture ce que le Conseil des Officiers avait décidé quelques heures plus tôt. Il soufflait comme un bœuf à travers sa moustache épaisse, faisant de son mieux pour ne pas bâcler sa besogne bien que celle-ci lui parut comme une entache à sa valeur de soldat de métier.
La silhouette de Lomah se découpa sur le seuil de pont levis. Petite, presque maigre, sa courte chevelure d'un roux incendiaire nouée en chignon trahissait la sensation d'austérité qui émanait de cette pâlotte apparition. Quelque chose sonnait faux dans sa mise ordonnée et sévère. Quelque chose de dangereux.
Lorsque la demoiselle s'approcha d'Odeline avec un sourire affable et quelques formules de politesses bien tournées, la prêtresse comprit qu'il s'agissait de ses yeux : Elle avait les pupilles semblables à deux pièces d'or.
- Hé bien Mélinäe ? Manques-tu donc à ce point de courtoisie pour laisser cette demoiselle discuter en plein soleil ? Elle risque d'attraper une insolation ! Pardonnez l'inconvenance de ce page, ma chère , et venez vous abriter sous un arbre, au moins !
Posté : jeu. 23 juil., 2009 9:58 pm
par Mélinae
Mélinae, qui s'apprêtait a ouvrir la bouche, fût coupée la première fois par l'humaine, puis alors, distraite, elle accompagna le regard de celle-ci a travers la fenêtre du bureau, se réapprêtrant a prendre la parole, elle fût coupée pour la seconde fois par la Dame de Sangre, alors elle soupira discrètement, et se jura de ne plus porter des capes comme celle-ci, qui cachait habilement des lèvres sur le point de bouger, surtout que la Draeneï, dans une lenteur calculée au fait d'essayer de restée polie et correcte, fût prise de vitesse, et pure ironie du sort...
- Hé bien Mélinäe ? Manques-tu donc à ce point de courtoisie pour laisser cette demoiselle discuter en plein soleil ? Elle risque d'attraper une insolation ! Pardonnez l'inconvenance de ce page, ma chère , et venez vous abriter sous un arbre, au moins !
...Fût traitée comme quelqu'un manquant de courtoisie... la Draeneï soupiras a nouveau, essayant de voir le bon côté des choses, après tous elle allait l'amener a un officier, qui se présentait directement a elle, et puis on l'avait présentée a sa place.
Mélinae hocha la tête et répondit d'une voix calme a cette entrée... théâtrale :
-Hé bien Madame... j'étais sur le point de l'amener aux bureaux des officiers... mais on dirais que vous avez jugé a ma place... si je manque de courtoisie, vous m'en excuserez j'espère.
Elle fît glisser un moment son regard sur la blonde, puis en revint au Chambellan :
-Enfin, maintenant que c'est réglé... vous auriez besoin d'autre chose peut-être ?
Elle descendit d'un bond de sa barrière et s'inclina légèrement, ayant oublié d'exécuter auparavant toutes les petites manières de politesse, qu'elles trouvaient d'ailleurs inutiles, de ces bonnes gens.
Posté : jeu. 23 juil., 2009 10:27 pm
par Odeline
La draeneï sembla vouloir répondre à Odeline lorsqu'une femme fit son apparition sur le pont levis de la garnison. Une chevelure de feu, presque éblouissante face au soleil, trônait un visage d'une beauté aussi délicate qu'effrayante. Le regard de la prêtresse reconnu la silhouette aperçue derrière la fenêtre. Son élégance et sa féminité aurait impressionnés n'importe qu'elle personne n'étant pas habitué à fréquenter la noblesse, mais Odeline avait toujours vécu parmi eux et retrouvait ses repaires. La femme au cheveux flamboyants donnait l'impression de voler, aucuns de ses pas ne pouvaient être distincts. Les étoffes de sa parure flottaient sous son ascension, des étoffes d'une qualité supérieure remarquable.
Lorsqu'elle s'approcha d'avantage Odeline pu apercevoir ses yeux... des yeux magnifiques. "Mais oui, ses yeux bien sur", ils illuminaient d'avantage qu'un banal bijou. Son regard hypnotisant aurait rendu jalouse la plus belle des nymphes. Odeline se perdit dedans au point de ne pouvoir dire mot la première:
- Hé bien Mélinäe ? Manques-tu donc à ce point de courtoisie pour laisser cette demoiselle discuter en plein soleil ? Elle risque d'attraper une insolation ! Pardonnez l'inconvenance de ce page, ma chère , et venez vous abriter sous un arbre, au moins !
Le draeneï souffla alors une phrase tant attendue:
-Hé bien Madame... j'étais sur le point de l'amener aux bureaux des officiers... mais on dirais que vous avez jugé a ma place... si je manque de courtoisie, vous m'en excuserez j'espère.
La draeneï prénommée Mélinäe jeta un coup d'œil rapide à Odeline avant de continuer:
-Enfin, maintenant que c'est réglé... vous auriez besoin d'autre chose peut-être ? elle descendit de sa barrière, salua brièvement les deux femmes et disparue dans le cagnard.
Odeline hocha délicatement de la tête pour remercier sa sauveuse:
- J'accepte volontiers votre invitation ma tête commence à me tourner sous ce soleil de braise. Je vous remercie de votre délicate attention.
Les femmes se déplacèrent rapidement pour se dégager du soleil meurtrier. L'ombre d'un grand chêne ne fut pas de trop, ses imposantes branches fournissaient de nombreuses feuilles luttant fièrement contre les rayons assassins. Une brise décida enfin à s'engouffrer dans les jupons d'Odeline. Elle ferma les yeux une seconde pour apprécier cette aubaine si rare par ce temps. Il est vrai que sa tenue ne lui prêtait aucun répits mais il ne pouvait en être autrement. Jamais elle n'afficherait ses immondices, jamais elle n'en aurait le courage... Le courage d'affronter les regards curieux et dégoutés.
Sérieusement envoutée par le regard diaboliquement charmeur de sa nouvelle interlocutrice la prêtresse se sentit soudain à même de se présenter à nouveau:
- Veuillez excuser mon intrusion sans mégarde dans votre demeure mais je viens ici pour offrir mes services à l'Ost Pourpre. Je suis Dame Odeline de Malistra présentement prêtresse de la cathédrale d'Hurlevent. J'aurais aimer m'entretenir avec une personne habilitée à traiter ma candidature.
Posté : ven. 24 juil., 2009 6:56 pm
par Lomah de Sangre
- Faites mander des rafraichissements à ma gouvernante, Deirdre. Vous serez bien aimable, Melinae.
Lomah fouillait les tiroirs de sa mémoire à la recherche d'une information, d'une image, d'une donnée. Lomah enregistrait tout, absolument tout, sous ses airs frivoles. Elle se lança des éloges de courtes durées lorsque la demoiselle se présenta comme étant prêtresse. Une déduction des plus aisée.
Par contre elle gourmanda ses petites cellules grises pour n'avoir pas tout de suite remis son nom de famille. Les de Malistra étaient une vieille lignée hurleventienne dont la piété faisait passer les pudibonderies de sa tante pour de la coquetterie. Eucharistie de Sangre frayait avec cette austère compagnie comme s'il s'agissait de Lordaeroniens exilés de souche. Lomah, pour sa part, n'avait que peu été confrontée à ses exemplaires descendants, et pour cause, elle désertait à l'époque la Cathédrale pour les fumoirs du vieux quartier, ou les soirées animées et décadentes du palais. On racontait que cette famille avait fuit Hurlevent et trouvé en Lordaeron , un refuge béni. Le retour dans leur patrie d'origine avait du être douloureux : en proie à l'exode par deux fois... Damoiselle Odeline était donc une de Malistra, bien que sa mise dénote une certaine vétusté. Un rejeton d'une branche éloignée , sans doute ...
- Vous ne pouviez tomber mieux, ma chère. Je suis le Chambellan de l'Ost Pourpre, Lomah de Sangre, Baronne des Arcanes de Sangre.
La rouquine plissa les yeux. Quelque chose d'enfoui profondément dans les méandres de sa cervelles, par trop farcie, tentait de refaire surface. Agacée de ne pouvoir mettre le doigt dessus, elle lança donc presque distraitement :
- Dame ? Pas Damoiselle ? Vous êtes donc mariée ? Vous êtes si jeune pour être une épouse ...
Ironie mordante dans la bouche de celle qui à presque trente ans avait été fiancée trois fois, mariée, une, et mère célibataire tout autant...
Posté : ven. 24 juil., 2009 7:50 pm
par Odeline
Alors que l'air frais leurs offrait une petite douceur les deux femmes continuèrent leur discution débutante:
- Vous ne pouviez tomber mieux, ma chère. Je suis le Chambellan de l'Ost Pourpre, Lomah de Sangre, Baronne des Arcanes de Sangre.
Lomah de Sangre... Odeline en avait entendu vaguement parlé. De Sangre... la jeune femme se souvint soudain de cette femme qui venait régulièrement à l'église, elle fouilla un peu plus profond dans sa mémoire et plissa les yeux au même moment que le Chambellan. Eu... Eucharistie de Sangre! la prêtresse se remémorait les images de cette femme discutant régulièrement avec sa mère sur le parvis de la cathédrale.
Voici donc Lomah, une mondaine qui aime se divertir d'après les dires entendu de ça de là. Odeline ne prêtait guère attention aux rumeurs et s'était toujours tenue loin de la mondanité. La jeune femme rousse paraissait pourtant loin du portrait qu'on avait pu lui peindre, bien plus agréable et belle.
- Dame ? Pas Damoiselle ? Vous êtes donc mariée ? Vous êtes si jeune pour être une épouse ...
Odeline sourit, on lui chantonnait régulièrement cette question:
- Je suis enchantée d'avoir l'honneur de pouvoir converser avec une personne d'un tel rang au sein de l'Ost Pourpre si rapidement. Mais ne vous fiez pas à mon apparence, je parais bien plus jeune que je le suis, cela fait une trentaine de printemps que je naquis. J'ai alors eut le temps de me marier et d'avoir une enfant...
Odeline ne pu continuer tout de suite, elle inspira le plus fort possible pour retenir la peine jetait dans un coin de son estomac quelques minutes plus tôt et reprit le plus sereinement possible:
- Une merveilleuse petite tête rousse, comme la votre. Odeline sourit à Lomah tendrement.
A chaque fois que la jeune femme retrouvait cette teinte de cheveux chez une personne elle sentait son cœur battre de nouveau chaleureusement. Même si cela ne durait qu'un temps, elle se délectait de ce bref délai.
- Ma fille aurait fêter ses 14 ans au début de l'hiver prochain, vous comprendrez donc que je ne suis pas si jeune.
Odeline se peint l'imagine de ce qu'aurait été se fille Adanessa aujourd'hui. Certainement aussi grande que son père l'était et courageuse, elle l'avait déjà prouvé lors de ses premières années, à maintes reprises. Avec un soupçon de maladresse qu'elle aurait volé à Odeline.
La prêtresse fit fuir cette image aussi vite qu'elle lui apparue et se concentra sur son entretient, cela devait surement s'appeler ainsi. Continuer la conversation à tout prix, qu'un silence ne vienne pas la plonger dans sa torpeur :
- Votre nom ne m'est pas inconnu... seriez-vous une parente d'Eucharistie de Sangre? elle pria pour que la rouquine ne la relance pas sur ses deux amours.
Posté : ven. 24 juil., 2009 10:41 pm
par Lomah de Sangre
Le passé...
Le passé est un temps particulièrement odieux en terme de conjugaison, il symbolise à la fois la réminiscence fugace que le souvenir permanent. Mais que personne ne s'y trompe, son emplois signifie avant tout qu'il y'a eu un début ...et une fin.
Avec beaucoup de doigté, la mage évita de regarder Odeline dans les yeux et lui masqua son étonnement, laissant la prêtresse à sa commémoration intime de l'instant. Elle n'avait pas à interférer par sa curiosité malvenue. Et pendant les quelques secondes de latence qui s'ensuivirent, elle s'imagina sa fille parler d'elle au passé.
-Votre nom ne m'est pas inconnu... seriez-vous une parente d'Eucharistie de Sangre?
- Effectivement, il s'agit là de ma tante. La guerre nous a réunit à Hurlevent. Je venais de fuir ma patrie dévastée, elle en avait été bannie depuis longtemps. Nous étions la seule trace en ce monde de ce que fut la flamboyante lignée de Sangre. Elle est morte il y'a deux hivers de cela, et depuis lors, j'essaie au mieux d'honorer dignement ses préceptes.
Il était vrai qu'avec sa robe austère , mais de coupe exquise, et ses cheveux roux relevés en chignon, elle ressemblait à la sévère figure de piété qu'avait été Eucharistie de Sangre : Droite, Digne, une beauté fanée par les années mais dont chaque sillon révélait la personnalité de fer sous l'albâtre. Lomah avait hérité de cette aura de force, malgré sa petite taille et sa silhouette amaigrie.
- Ma tante aimait prier à la Grande Cathédrale? On ne peut pas dire que je partageais cette passion.
La rouquine eu un rire un brin malicieux, reliquat de son adolescence débridée, avant de reprendre son sérieux.
- Comme les De Sangre, les de Malistra seront d'éternels réfugiés... Est-ce pour cela que la descendante d'une antique lignée d'Elwynn cherche à rallier nos rangs et embrasser la cause des Lordaeroniens exilés ?
Posté : sam. 25 juil., 2009 1:17 pm
par Odeline
- Ma tante aimait prier à la Grande Cathédrale? On ne peut pas dire que je partageais cette passion.
Odeline sourit au rire malicieux de la jeune femme, le portrait qu'on lui avait peint d'elle n'était alors pas complètement faux.
- Comme les De Sangre, les de Malistra seront d'éternels réfugiés... Est-ce pour cela que la descendante d'une antique lignée d'Elwynn cherche à rallier nos rangs et embrasser la cause des Lordaeroniens exilés ?
- Toutes mes condoléances pour votre tante, excusez mon manque de délicatesse mais ne sortant que très peu des murs de la cathédrale et de la bibliothèque d'Hurlevent je ne connaissais son trépas.
Même si elle se sentit obligée de s'excuser Odeline ne vit pas le Chambellan sourciller un instant à l'évocation de sa tante décédée, un tel contrôle de soit impressionnée la jeune femme. Si elle pouvait en faire autant sa vie serait bien plus simple... peut-être que si elle réussissait à intégrer leur Ordre elle pourrait tirer des leçons de la mage.
- Nous ne sommes pas à proprement dit des exilés, du moins pour ma mère. Lorsque ma famille pris la mer pour Lordaeron ils se sentirent alors exilés. Je naquis dans la première année qui suivit leur arrivée dans la patrie Lordaeronienne. J'ai alors grandit et ai fondé toute ma vie sur ces terres. Mon nom appartient à Hurlevent mais mon cœur et mon âme sont et resteront toujours à Lordaeron. Alors que j'avais 15 printemps mon père perdit la vie et ma mère voulut rentrer à Hurlevent où le reste de notre famille était retournée. Je ne connaissais rien de ce pays et voulu rester en Lordaeron. Je me suis marié et ai laissé ma mère rentrer seule. Je devais avoir 19 ans lorsqu'elle me demanda de venir commencer mon apprentissage de prêtresse plus intensément à la cathédrale d'Hurlevent afin qu'elle m'enseigne son savoir.
Odeline détourna le regard de Lomah avant de continuer:
- Je l'ai écouté... bien malgré moi, la culpabilité certainement. Dans les premiers mois succédants mon arrivée nous reçûmes des missiles provenant de Lordaeron, un terrible poisson envahissait tous le pays, le nombre de survivant était mince et inscrit en bas du parchemin.
Le jeune prêtresse ne pu retenir une larme qui coulait en signe de faiblesse sur sa joue. La peine avait ouvert une brèche dans son estomac, vite la refermer à tout prix. Ses mots lui arrachaient le cœur même après toutes ses années. Elle essuya sa joue du revers de la main gauche, replongea son regard dans celui de Lomah:
- Mon époux et ma fille de 3 ans ne s'y trouvaient pas. J'ai voulu retourner en urgence en Lordaeron mais ma mère m'en empêcha. Ces dernières années ne furent que long combat contre ma famille qui ne comprit jamais ma situation et mes motivations. Alors que je pensais être seule dans ma lutte pour la reconquête de ma patrie de cœur j'entendis parler de vos actes par deux jeunes orphelins pleins de fougue. Depuis j'ai cherché à en savoir plus sur votre Ordre. Si votre but est de reconquérir ces terres qui me sont si chères, le seule lieu où je vécu heureuse alors il me faut tenter ma chance parmi vous. Vous êtes mon dernier espoir, personne d'autre ne veut m'écouter. Ils pensent tous que je suis folle et que cette "lubie" passera, mais cette quête est devenu depuis leur départ ma seule raison d'être.
La prêtresse se rendit alors compte qu'elle parlait depuis plusieurs minutes, emportée par ses dernières onces de passion. Oh oui elle espérait à cette instant apprendre ce que le contrôle des sentiments profonds devait faire. Une honte s'empara de tout son être, la Chambellan devait la trouver ridicule et pathétique, qui voudrait encore entendre une histoire si commune par les temps qui courent.
- Excusez ma longue tirade, il me fallait vous expliquer ma situation pour que vous compreniez que mes motivations sont justes et solides.
La prêtresse ne sentait toujours pas les allées et venus de Flocon, galopant après un papillon, qui ne manqua pas de s'étaler sur les jupons noirs de Lomah.
Posté : dim. 26 juil., 2009 7:11 pm
par Lomah de Sangre
Lomah avait le talent d'amener les gens à parler de quelques manières que ce fut. L'art d'écouter lui avait été plus difficile à maitriser, mais la vie s'était parfaitement chargé de lui inculquer cette humilité. Aussi c'est avec silence et attention, qu'elle laissa la jeune femme se confier.
La rousse laissa le silence planer et un souffle de vent timoré balayer timidement leurs visages. Elle ramassa le chaton qui jouait joyeusement entre les plis de sa robe sombre et le gratifia de caresses généreuses. La petite bête s'épancha en ronronnement sonore de contentement.
- Il n'y a nulle honte à pleurer les morts, pas plus qu'à tirer la force de votre engagement dans la passion ardente de vos sentiment. le cœur est une arme inépuisable, fit la mage avec une note de douceur dans sa voix posée, comme de la compassion retenue par respect pour la seule chose que vénérait la Dame de Sangre au monde : la Volonté. N'ayez crainte, votre honnêteté trouvera l'oreille attentive de notre Connétable. Je me charge de lui faire parvenir votre candidature et d'en débattre au plus vite avec mes pairs.
Lomah lui rendit la boule de poil alanguie avec un sourire agréable comme une brise fraiche en cet été étouffant.
- Je vous ferais parvenir un message à la Cathédrale d'Hurlevent pour un nouvel entretien sous peu.
[HRP : Ta candidature est en cours de débat au sein du bureau des officiers ^^. Il nous faudrait te rencontrer IG pour arrêter notre décision définitivement. Tu peux rencontrer n'importe lequel des officiers IG : Aurys, Zorahé, Yus, Verminaard ou moi même. Je suis personnellement joignable par MP pour arrêter un rendez-vous si tu as envie !^^
A bientôt IG dans tous les cas!]
Posté : lun. 27 juil., 2009 10:38 am
par Odeline
- Il n'y a nulle honte à pleurer les morts, pas plus qu'à tirer la force de votre engagement dans la passion ardente de vos sentiment. Le cœur est une arme inépuisable. N'ayez crainte, votre honnêteté trouvera l'oreille attentive de notre Connétable. Je me charge de lui faire parvenir votre candidature et d'en débattre au plus vite avec mes pairs.
La mage tendit Flocon vers Odeline un sourire exquis pendu aux lèvres :
- Je vous ferais parvenir un message à la Cathédrale d'Hurlevent pour un nouvel entretien sous peu.
La prêtresse gratifia son visage d'un large sourire de soulagement, elle n'avait pas eut l'air ridicule n'y même pathétique, au contraire son "honnête" avait fait bonne figure. Finalement rester parfois soit même pouvait avoir du bon. Elle pris le chaton dans ses bras.
- Je vous remercie grandement de m'avoir prêté audience. J'attendrais avec patience votre message.
Odeline salua généreusement le Chambellan et prit le chemin du retour sur les pavés incendiaires du chemin longeant la forêt d'Elwynn,, Flocon ronronnant gracieusement au creux de son bras droit.