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[Candidature acceptée] Chouillaa Allema

Posté : mer. 24 juin, 2009 3:01 pm
par Chouillaa Allema
Le soleil qui brillait cette après-midi là, sur le Royaume d’Hurlevent, était un soleil de plomb. Agressif et étouffant, il ne laissait aucune paix aux badauds, les privant perversement de moindre recoin d’ombre et de fraîcheur. La ville pourtant n’avait pas abandonné son intense activité marchande, cœur de sa richesse, laissant se déverser dans les rues du quartier commerçant une foules de curieux, venus alléger leurs bourse par quelques coûteux achats. Draperie, orfèvrerie, commerce du fromage, de poisson, de viande, art du travail du cuir et de la couture, tous les étalages présentaient un incroyable déballage de marchandise qui faisait scintiller la place de milles et une couleur. Les odeurs entêtantes d’épices, d’huile de corps, de fruits gorgés de jus, de métal et d’odeur corporel alourdissait un peu plus l’air, déjà chargé de chaleurs, et le rendait suffocant.
Au milieu de cette activité, Chouillaa tentait de se construire un mince passage, qui lui permettrait de traverser la foule sans trop de bousculade. Entièrement recouverte, visage caché sous une lourde capuche de tissu vert foncé, l’elfe s’empressait de quitter et la ville surchargée, et la lumière blessante de l’impitoyable disque solaire qui lui brûlait la peau en se frayant un chemin au travers des vêtements épais. A renfort de politesses et de patience, la druidesse accéda finalement à la grande porte et s’y engouffra, heureuse de laisser derrière elle les odeurs écoeurantes d’une foule en nage.
Traversant le vaste passage de la Vallée des Héros, elle vérifia rapidement ses sacs, et y trouvant le paquet qu’elle cherchait, se le mis sous le bras. Après quelques pas sur le chemin de terre, qui traversait Elwynn, elle se détourna, s’enfonça sous la corolle des arbres verts et sortit de sa gorge un son sourd, aussi bas qu’un murmure, qui fit courir une légère brise fraîche, secouant fugitivement les feuillages. Un grognement léger sortit de derrière les buissons, laissant apparaître devant l’elfe un splendide sabre de givre blanc, qui foulait de ses énormes pattes l’herbe grasse étendue sous lui. Chouillaa s’avança, caressa de sa main gantée le haut du crâne du tigre, qui feula gentiment et sans plus attendre, serrant son paquet sur sa poitrine, grimpa agilement sur le dos de l’animal. Quelques mots murmurés en darnassien et le tigre s’élança sous les arbres, ses pattes puissantes foulants le sol, ses yeux verts brillants d’intelligence.
Protégée sous la voûte feuillue de la forêt d’Elwynn, la druidesse ne se sentait pourtant pas à l’aise, sentant toujours au dessus d’elle la lumière brûlante du soleil, qui semblait la provoquer et la défier, ce soleil qui voulait la punir de ne pas l’honorer, l’adorer. Chouillaa supportait mal le climat changeant des royaumes de l’est ; la neige, le froid lui étaient pénible mais la chaleur de ces étés, la luminosité de son ciel lui transperçait la peau de milles pointes acérées et lui faisait regretter, lorsqu’elle était loin d’elle, Darnassus la tranquille, la douce, l’apaisante. De ses lueurs violacée, de son eau claire, fraîche et bruissante, courant sous les pontons, la clarté immaculée de la pierre et la brise, chargée des caresses des esprits de la Natures, qui courait comme un murmure au dessus de la couronne de la terre, inondés de Lune. Mais Chouillaa était une diplomate, Haut membre du Cercle Cénarien, assigné à la droite de l’Archidruide Fandral Forteramure, ayant gagné sa place au prix de nombreux sacrifices, de terribles souffrances autant physique que mentales qui lui avaient fait entrevoir, certaines fois, la mort et peut être bien pire. La druidesse connaissait l’ordre, la discipline, l’intolérance, la justice mais aussi l’amour de ce qui vit, la dévotion de ceux qui doivent être honorés pour leurs courages, leurs actes, leurs faiblesses. Elle portait en elle les blessures, les ravages de son passé et de celui de son peuple, comme une douleur que l’on partage pour qu’elle soit moins lourde à traîner. Mais Fendral n’avait toujours qu’un seul ordre, formel, définitif aussi pénible soit-il, et ne tolérait aucune révoltes, aucunes réponses sinon positive. La violence de son caractère difficile, la passion avec laquelle il se donnait auprès de l’architecture du monde faisaient de lui un chef spirituel compétent. Chouillaa, dévouée auprès de Fandral, admirant cet homme qui n’était qu’acharnement, colère et intolérance, chargée des tâches les plus ardues, des responsabilités dangereuses, avait accepté un devoir qui lui était très inhabituel; une présentation, en temps que candidate, auprès du fameux et respecté Ost Pourpre, ordre qui, peu à peu, avait gagné sa popularité à travers les confins d‘Azeroth, et dernièrement, d‘Outreterre. Dirigé par la Connétable Aurys de Nor Laedro, une humaine célèbre pour ses campagnes de purification mortes- vivantes, son courage et ceux de ses soldats ainsi que par la clarté azuréenne de ses yeux, l’Ost Pourpre s’était récemment démarqué auprès du difficile Archidruide Fandral. Sensiblement touché, intéressé par cet ordre qui avait levé l’ost contre la Naga Vashj en Outreterre, lui enlevant par cette initiative une colère et une éternité de travail en moins, Fandral avait choisit d’honorer, de féliciter ainsi que de solliciter les services de la Connétable. Pour ce faire, Chouillaa avait été envoyé auprès des Humains afin de rentrer en contact avec les membres de l’Ost Pourpre, et surtout, avec la Connétable. Flatté d’une mission diplomatique d’envergure, d’une responsabilité qui demanderait toute sa sagesse et toutes ses compétences, l’elfe avait accepté. Ses pas l’emmenaient maintenant au devant de la Garnisons du Ruisseau de l’Ouest, Bastion attitré de l’Ost Poupre.
L’immense tigre stoppa son pas en bordure de route, restant sous la couronne des feuilles, et déposa son amie prés du haut bâtiment de pierre. Chouillaa sortit de sa poche une lettre, couverte d’une écriture fine et longue et la garda dans sa main, son paquet toujours à l’abri sous son bras. Regardant tranquillement la silhouette massive de l’édifice, admirant son imperméabilité et ses très rares ouvertures, elle avança. Un soldat d’une cinquantaine d’années humaines, à la moustache très fournie, qui semblait mourir de chaud sous sa grosse armure, gardait l’entrée. La druidesse marcha fièrement en direction du soldat, ses pas effleurant sans bruit le chemin de terre, ignorant l’agression perfide des rayons du soleil, et se plantant devant lui, s’inclina.

« - Salutation soldat. Veuillez s’il vous plaît prévenir la Connétable que Chouillaa Allema Falah’Tel la demande. Je viens en mission diplomatique. »

Posté : mer. 24 juin, 2009 7:02 pm
par Adjoint Rainer
Rainer se sentait tel un crustacé pris au piège en la marmite d'un cuisinier fou. Le soleil était d'une violence digne des pires déserts de Tanaris - du moins l'estimait-il du haut de sa moustache dégoulinante de sueur, dans la mesure où il n'avait jamais eu l'occasion de franchir l'océan pour le constater de visu. Mais le service était le service, et il serait le premier à reprendre vertement le moindre manquement à la discipline si jamais il devait en déceler un du côté des sentinelles : a fortiori, lui-même ne pouvait se montrer indigne de sa fonction.

C'est dans ce contexte délicat que l'elfe apparut. Rainer crut d'abord à un mirage suscité par son armure chauffée à blanc, jusqu'à ce que l'inconnue arrive à deux pas de lui et, d'une voix claire et musicale, ne s'adresse à lui.

Dame, je peux en effet faire mander la Connétable,
fit Rainer qui trouvait l'idée de rejoindre quelques instants l'ombre de la Garnison fort séduisante. Voulez-vous entrer vous mettre à l'abri du soleil quelques instants ?

Posté : mer. 24 juin, 2009 8:34 pm
par Chouillaa Allema
Entendant la question polie du soldat, la druidesse sourit gentiment et, heureuse que son supplice finisse enfin, accepta la proposition d'un signe de tête. Elle scruta le visage en nage du guerrier, dont elle se douta que le reste du corps devait être identique ou peut être pire, et farfouillant un instant dans ses sacs, en sortit une outre elfique et la tendit à l'homme.
"- Tenez soldat. L'eau éternellement fraîche et pure du lac d'Elune'ara vous adoucira la journée quelque peu."
Il n'était aucunement question de pitié, la druidesse seulement touché du comportement dévoué et fidèle d'un homme pour son travail, tenta par un geste amical de récompenser le labeur pénible de ce vieux soldat. Hésitant tout d'abord, l'homme tendit finalement une grande main gantée, pris l'outre et grommelant un rauque merci, bu largement le liquide. Chouillaa attendit patiemment qu'il ai terminé, et lui adressa un fin sourire. Elle sortit doucement de sous son bras le paquet qu'elle portait, le cala doucement dans ses mains et attendit tranquillement que le guerrier la conduise.

Posté : jeu. 25 juin, 2009 4:10 pm
par Adjoint Rainer
Rainer avait été contraint de choisir entre l'extrême courtoisie à laquelle son poste le contraignait et son absence totale de confiance envers ce qui provenait des elfes. A dire vrai, la chaleur accablante l'aida quelque peu dans son choix, car à la mention de l'élément liquide qui se trouvait dans l'outre, le vieux soldat s'empara - poliment - de l'objet et se désaltéra avec délectation.

Ceci étant fait, et après un remerciement tout à fait rainerien, le vétéran conduisit Chouillaa à travers les couloirs de pierre de la Garnison. Ces derniers avaient l'avantage de la fraicheur, et les gens que le duo croisait semblaient tout ignorer de la canicule qui assommait la région.
Quelques instants plus tard, Rainer s'arrêta devant une porte que Chouillaa reconnut comme étant celle du bureau de la Connétable. Il frappa deux coups secs puis ouvrit, invitant l'elfe à entrer à sa suite.

Ma Dame
, fit-il en saluant d'une façon exemplaire. Je vous présente l'ambassadeur Chouillaa Allema Falah’Tel, qui est venue vous entretenir d'un sujet semble-t-il important.

Posté : jeu. 25 juin, 2009 4:42 pm
par Chouillaa Allema
La druidesse suivit le soldat qui la conduisit dans le lourd édifice, et constata avec soulagement que l'intérieur du bâtiment baignait d'une agréable chaleur, ce que Chouillaa interpréta comme une particularité des garnisons militaires.
La pièce commune du bastion surtout, haute de plafonds jalonnés de poutres de bois épaisse, aménagée d'une longue table de réunion, fit à la noble elfe une étrange impression, déjà ressentit à sa précédente venue. La chaleur étouffante qui régnait dehors en était absente et une agréable odeur de boiserie, de chêne coupé et de tissu flottait dans la salle. L'elfe enleva son capuchon, ne craignant plus la morsure du disque solaire, et une épaisse tresse de cheveux verts foncé coula sur son dos. Ses yeux promenèrent leurs brumes autour d'elle, dans un regard expert, analytique et l'étrangeté de ses marques verte, comme un masque en haut de son visage, mettait en valeur une beauté sculpturale d'une elfe d'un grand âge.
Le soldat arriva bientôt au devant d'une porte qu'elle reconnut, ayant déjà rencontré la Connétable lors d'une après midi brûlante, et frappant, entra alors.
Chouillaa entra droitement à sa suite, et s'inclina respectueusement devant le bureau de la Connétable.

Posté : jeu. 25 juin, 2009 9:53 pm
par Aurys
Aurys était dans ses papiers jusqu'au cou. La veille, lors d'un entrainement des pages et des écuyers au combat monté, et alors que la petite équipe s'était lancée dans une folle cavalcade sur la route menant la Garnison à Comte-de-l'or, un enfant avait traversé la route sans prévenir. Le rejeton d'une famille de paysans, qui aurait probablement une bouche de moins à nourrir demain, sauf si le petit passait la nuit, ce que les médecins semblaient avoir du mal à croire.
Tant de paperasse pour si peu, soupirait Aurys en consultant une nouvelle fois les rapports de la garde du village, celui de ses hommes, et les demandes faramineuses des parents, pour un gamin qui n'avait que la peau sur les os et qui devaient sans doute être laissés pour compte par sa propre famille.

Aussi l'apparition de l'elfe détourna-t-elle la Connétable de ses funestes occupations.

Ah ! Contente de vous voir, fit-elle en se levant pour aller l'accueillir. Qu'est-ce que je peux faire pour vous ?

Posté : jeu. 25 juin, 2009 10:42 pm
par Chouillaa Allema
Chouillaa sourit à la Connétable lorsque celle-ci se leva à sa rencontre, et ne manqua pas de remarquer la pile de feuillets, couvrant le bureau,ainsi que le visage fatigué de la jeune femme qui, néanmoins, souriait. La druidesse s'avança au devant de l'humaine et présentant le paquet qu'elle avait mis tant de soin à transporter, dit doucement:

"- Ravie de vous revoir Connétable, je vous souhaites le bonjour. Veuillez nous faire l'honneur d'accepter cet humble présent. De la part du Cercle Cénarien."

Chouillaa souriait toujours à la noble humaine, inconsciente de la façon un peu pompeuse avec laquelle elle s'exprimait, le commun ne traduisant qu'un pâle reflet du protocole elfique.

"- Il s'agit d'un hadock traditionnel elfique. Un vêtement que toutes personnes importante porte dans nos contrées, un habit cérémonieux comme agréable à porter en journée. Il a été fait spécialement pour vous, et nous avons exigé les étoffes les plus solides et délicates."

La druidesse écarta le tissu vert qui enveloppait le vêtements, et dévoila une robe, rouge et blanche, les manches et le col montant richement brodé de perles et de fils dorés, soigneusement pliée. Elle scruta avidement le visage et la blondeur de la Connétable, tentant de discerner ses pensées. En temps que diplomate, plusieurs fois envoyée auprès de personnages importants, elle connaissait certains des usages qui faisaient s'engager les débats vers des chemins favorable, mais les Humains restaient les plus changeant et les moins facile à étudier. Elle se rappela cependant l'entretient qu'elle avait eu avec la jeune femme, ayant apprécié sa manière professionnelle, droite mais non dénué d'intérêt, de courtoisie et d'humanité de s'adresser à elle. L'elfe ne s'expliquait pas son attrait pour cette femme, une correspondance savante sans doute, ou son instinct qui lui dévoilait une humaine plus aguerrit, plus sage, plus juste et plus ferme que les autres. Une grande dame qui devait avoir souffert, au moins autant qu'elle, des blessures qui crevassent les coeurs et qui laissent les âmes agonisantes de douleurs. Jamais elle n'aurais osé manquer de respect à Aurys de Nor Laedro, et elle sentit ses doutes se dissiper en ce tenant aux côtés de l'humaine; Chouillaa Allema Falah'Tel, du haut de ses neuf milles ans, accepterait de donner son savoir, ses compétences et sa sagesse pour la Connétable, si celle-ci le souhaitait.

Chouillaa attendit la réaction de l'humaine, patiente et toujours droite et noble, braquant son regard de brume sur son interlocutrice.


"- Je viens dans l'espoir d'activer, ou du moins d'honorer ma proposition de la fois dernière. Je désires rejoindre vos objectifs, ainsi que vos combats et ainsi satisfaire mes engagements auprès du Conseil des Druides."

Posté : jeu. 25 juin, 2009 11:24 pm
par Aurys
Aurys ne s'attendait pas à ça. Chouillaa, aussi intéressante que déroutante, était venue jusqu'à elle en dépit de la chaleur étouffante de la région et de son désamour du soleil d'Elwynn, pour lui présenter un présent. Et pas n'importe lequel : une tenue splendide, que même le moins cultivé des plus illettrés paysans de la région aurait deviné devoir être portée par quelqu'un de haute lignée.

Le regard chargé d'incompréhension, Aurys passa son regard de la robe à l'elfe.

Je vous remercie mais... je ne sais pas si j'en suis digne. En quel honneur me faites-vous don de cette merveille, dont je ne devine qu'à peine l'importance symbolique aux yeux des vôtres ?

Posté : ven. 26 juin, 2009 12:03 am
par Chouillaa Allema
Chouillaa examina attentivement la Connétable, une lueur de surprise dans ses yeux brumeux. Il n'était rien que la druidesse ait entreprit qui ne sortit des propre usages de son peuple, et la réaction de l'humaine stupéfia ses neuf milles ans d'existence.

"-Acceptez je vous en pris. Ne voyez dans ce présent, ni outrage ni prétention de mon peuple. Mais chez nous, un engagement pris auprès d'un chef spirituel exige une reconnaissance symbolique. J'ai pensé qu'un vêtement typiquement elfique serait un parfait symbole."

L'elfe tendit doucement la précieuse tenue vers la Connétable et lui posa délicatement dans les mains, avec une intense douceur, comme lorsqu'un mauvais geste fait s'envoler le papillon que l'on observe avec application; Chouillaa semblait craindre les doutes de la jeune femme.

"- Considérez, noble Dame, que rien ne me serait plus agréable que de vous voir accepter et, peut être, porter ce hadock."

"- je supposais pourtant que cette coutume fonctionnait ici. Sachez seulement une chose, ce présent ne vous engage à rien. De plus, vous m'êtes agréable à un point, que je ne pensais pas possible de ressentir pour une représentante de l'humanité, et appuyée par le Cercle, j'ai voulu vous faire plaisir."

L'elfe sourit de nouveau, néanmoins assez préoccupée et d'un geste rapide retira ses gants, les fourrant délicatement dans son sac. Se permettant un geste inhabituel, les elfes étant des créatures très peu tactiles, qu'elle ne voulait pas grossier, ni irrespectueux. Elle posa doucement sa main fine et pâle sur le bras de la Connétable. Elle lui adressa un regard rassurant, tranquille et dit de sa voix cristalline:

"- Les elfes n'oublient jamais. Soyez honoré pour votre sagesse rare chez une humaine de votre âge et considérez, Connétable Aurys de Nor Laedro, que ma race vous remercie à sa manière."

Posté : ven. 26 juin, 2009 12:42 am
par Aurys
Voilà bien longtemps que je n'ai pas été honorée à ce point, et je ne sais toujours pas si mes actes méritent tant que cela de recevoir vos remerciements, commença la Connétable, touchée par le geste spontané de l'elfe. Mais j'accepte avec joie votre présent, Dame Chouillaa. Je porterai avec dignité ce hadock et garderai toujours en mémoire votre geste à mon égard.

Aurys prit la robe dans ses bras avec autant de précautions que si elle tenait un nouveau-né. Elle porta un regard reconnaissant à Chouillaa, puis se sentit immédiatement embêtée : qu'allait-elle faire de sa robe ? Pourquoi n'avait-elle pas de camériste attitrée ? Que dirait sa mère, si digne, en voyant ce présent fastueux ?

Puis-je faire quelque chose pour vous en retour ? Vous resterez bien quelque temps parmi nous j'espère.

Posté : ven. 26 juin, 2009 2:30 pm
par Chouillaa Allema
La druidesse s'inclina encore devant la Connétable, sa longue tresse dévalant son épaules, soulagée des paroles dignes de son interlocutrice. Les autres peuples qui formaient l'Alliance et l'ordre du monde ne connaissaient que vaguement la cultures compliquée et étrange des elfes, et d'une manière générale s'y intéressaient peu. Aussi cette race, quoique recluse volontairement, restait stigmatisée des rumeurs, des idées reçues que l'Ignorance, le pire des démons, griffait de ses ongles. Chouillaa savait que l'inconnaissance tout comme l'indifférence des autres peuplades pouvait être partagée ; pour les uns, les elfes n'étaient qu'une meute d'humanoïde nomades, à mi chemin entre la bête et la civilité et pour d'autre, cette race était un groupuscule d'idéalistes, aux mœurs ancestrales et trop strictes. Mais les rares personnes savantes qui donnaient leurs temps et leurs compétences pour essayer de comprendre ce peuple plein d'honneur et de coutumes remontant à la création, retenaient des elfes des êtres discret, honorable, en marge du monde physique, un peuple plein de blessures en sommes, un peuple farouche et digne.
Les pensées qui glissaient dans son esprit aux milles souvenirs laissaient à Chouillaa l'espoir que la face du monde pouvait changer et adopter enfin la sagesse d'un bon raisonnement. Aussi lorsque la Connétable lui demanda :


"- Puis-je faire quelque chose pour vous en retour? Vous resterez bien quelques temps parmi nous j'espère."

La druidesse sut parfaitement que dire, une décision qu'elle avait mûrement réfléchit, un jugement qu'elle savait juste et loyal.

"- Connétable, permettez moi de vous dire que je n'attends rien en retour. Je souhaites simplement grossir vos rangs par ma présence et vous aider à combattre ce qui bouleverse l'architecture du monde, et le fait trembler sur ses bases. Je souhaites être évaluée comme recrue, je répondrais à chacune de vos questions aussi dignement que possible."

L'elfe redressa la tête, attendant les questions de l'humaine, un fin sourire aux lèvres.

"- La décision vous appartient, et vous devez faire le juste choix, par conséquent soyez ferme avec moi comme avec tous."

Posté : ven. 26 juin, 2009 6:43 pm
par Aurys
La proposition de Chouillaa prit Aurys de court. L'elfe était venue à elle, drapée des atours que contribuait à donner le statut de diplomate, et elle l'avait accueillie comme telle, avec autant d'égards que si cela avait été un plénipotentiaire de Forgefer ou de Theramore. Aussi l'offre de services de la druide la surprit-elle sur le moment - avant de susciter en elle un certain enthousiasme.

Ma foi, je vous avoue que c'est un honneur d'entendre ces propos dans votre bouche, Dame. Savoir que j'ai éveillé l'intérêt d'un membre éminent du Cercle Cénarien ne peut que me flatter et, au-delà de mon propre cas, notre cause toute entière.
Comme nous avons déjà discuté longuement par le passé, vous savez déjà une bonne partie de ce qu'il faut savoir sur nous et sur nos objectifs. Quant à moi, je me demandais de quelle manière vous entendez concilier votre obéissance aux ordres du Cercle Cénarien et votre adhésion à notre ordre ?

Posté : ven. 26 juin, 2009 7:00 pm
par Anarkia

Anarkïa avait vu la druide entrer.

Elle ne lui était pas incconue mais impossible de se souvenir d'elle. Discrètement elle l'avait suivie pour voir de quoi il en retournait.

Elle savait qu'elle n'avait pas à le faire mais ça méfiance du Cercle Cénarien l'emporta.

Habilement camouflée dans les ombres, elle avait retenut son nom. cela suffirai pour savoir pourquoi elle semblait la connaitre.

Après cela elle reprit, tout aussi discrètement, la direction de la salle commune

Posté : dim. 28 juin, 2009 1:05 pm
par Chouillaa Allema
A cette question, la druidesse se fit lointaine, sa voix prit les intonations de la fatigue, du fatalisme qui n’était que rare chez elle. Jamais un druide ne s’attardait à dévoiler sa voie, à ceux qui ne la suivaient pas, mais dans ce cas précis, l’enjeu lui sembla vraiment différent.

« - Vous savez Connétable, je suis âgée de neuf milles ans, à ce jour et pour mon peuple, je suis considérée comme une « ancienne », bien sûre pas autant que nos vénérable shan’do, Fandral Forteramure et Tyrande Murmevent, mais mon âge constitue comme un espoir pour ceux qui sont naît après la Guerre des Anciens ; à proprement parler, je ne l’ai pas vécue. Mais la capacité que j’ai eu, et que je possède toujours, de prolonger ma vie est un rêve pour les enfants qui n’ont pas vécu l’Immortalité, qui n’ont qu’une mémoire orale et lointaine de ce qui fut par le passé. J’ai mon secret, qui croyez moi, est rattaché à la plus grande douleur, la plus lourde souffrance que j’ai eu à supporter, et que je supporte toujours. Pendant de nombreuses années j’ai délaissée la Nature et son temple, pour ne retrouver qu’au retour de mon deuil une terre détruite, lacérée des griffes de la magie, une architecture du monde tremblante, hurlant de sa peine et de ce que les êtres lui faisaient subir. Ému, et mes douleurs personnelles encore fraîches, je me suis jeter dans le travail; J’ai parcouru les continents, les régions, en compagnie de mon groupe de druides et nous avons nettoyé, soigné, bercé, soulagé, espéré et chanté la Nature. En dépit des climats, celui de Kalimdor qui m’a fait gagné ma maladie de la peau, des attaques, mes druides et moi-même étant formés au combat, des obstacles et des difficultés qui ont parfois retardé notre route. Parfois, nous sommes arrivés trop tard, le mal avait déjà fait mourir de la pire manière une particule de vie de notre Mère Terre, son trépas irrémédiable. Successivement, nous avons connu l’exaltation, la déception et marché sur les traces du Fléau, qui souille et détruit, et de la Légion Ardente, qui gangrène et qui fait pourrir ce qui nous donnent la faculté de respirer.
Alors, vous voyez Connétable, je suis un peu…désabusée, comme les humains disent. Je suis fatiguée des missions que me donne l’Archidruide, qui ne sont que poussières dans l’océan de douleur dans lequel l’Équilibre suffoque. Mais, ne voyez pas les druides, ou même les elfes comme de pacifiques et plaignantes créatures; Nous savons combattre, nous connaissons la guerre et la prêchons. Elune, déesse de la vie et de la fécondité, comme de la paix est aussi la déesse de la guerre et nous à enseigné la rapidité, l’efficacité et nos sens accrus sont bien utiles en ces moment difficiles. J’ai réfléchi, et mon esprit à formé une hypothèse qui pourrait être efficace; plutôt que de passer derrière le mal, de soigner ce qui a déjà été éprouvé et ainsi de risquer l’échec, essayons de combattre directement, en un face à face sanglant et définitif. Je ne délaisserais jamais plus la Mère Terre, elle est ma vie et celle qui m’a donné naissance aussi ne me pardonnerais-je jamais de l’avoir abandonner pour mes douleurs égoïstes jadis. J’ai donc décidé, Connétable, de combattre sur deux fronts, et la proposition de l’archidruide m’a aidé ; j’ai réfléchit, en ayant au préalable soupeser les avantages et inconvénients, et j’ai accepté. Votre cause semble me convenir et rejoindre mes objectifs guerriers, et le Cercle, m’ayant assigné à cette mission, me délestera de beaucoup de travail afin que je puisse me consacrer à vous. Cependant, ayez en tête que je suis toujours membre du Cercle, il se peut donc qu’il me demande en son sein pour quelques tâches qui ne peuvent être confiées aux jeunes. »

La druidesse stoppa lentement sa tirade, sans une once de fatigue, ou de chevrotement de la voix qui clôture toujours les longues paroles, et fixa ses yeux, emplit de sagesse sur la jeune femme.

« -Connétable Aurys de Nor Laedro, ma masse et mon Équilibre vous appartiennent. »