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[Candidature acceptée] Doreane
Posté : mer. 24 juin, 2009 11:13 am
par Doreane
C'était une belle matinée dans la forêt d'Elwynn. Le soleil brillait à travers les branches des arbres créant sur le sol des tapis d'ombre et de lumière, quelques voyageurs passaient tranquillement sur la route, une bande de louveteaux jouaient devant l'abri de leur terrier... Une personne pourtant ne profitait pas de ce spectacle idyllique.
Camouflée dans l'ombre d'un arbre une jeune humaine étudiait le garde au casque étincelant posté devant la porte du bastion. Elle se mordillait la lève inférieure, signe chez elle d'une intense reflexion. Si quelqu'un avait pu percer son camouflage il aurait vu une jeune femme mince, les cheveux blonds vénitiens coupés en carré long, la peau halée par le soleil, et des yeux étonnants couleur d'ambre pur.
Comme de nombreuses personnes avant elle, elle était venue en espérant grossir les rangs de l'Ost Pourpre, et comme nombre d'entre elles certainement, elle était nerveuse et hésitait à s'approcher. Il faut dire qu'elle avait des raisons: elle était jeune, sans expérience militaire, et faisait jusqu'alors partie de la guilde des voleurs de Hurlevent. Pas la recrue idéale à première vue... Cela dit elle ne manquait pas de talents, et en supposant qu'on la laisse expliquer ses motivations, qui sait...
Après de longues minutes d'observation, elle soupira et se décida à sortir en pleine lumière et bien visible. Elle avait laissé sa jument adorée à Hurlevent et s'avança donc à pied jusqu'au garde, auquel elle dédia son sourire le plus enjôleur avant de lui lancer une phrase certes pas très originale:
"Bonjour, je m'appelle Doreane et je viens postuler au sein de l'Ost Pourpre. Serait-il possible que je rencontre une personne en charge des recrutements?"
Posté : mer. 24 juin, 2009 3:10 pm
par Gheritarish
Le guerrier sortait du bastion, l’air maussade qui l’avait gagné ces derniers jours ne le quittait pas. Un bandage visiblement récent couvrait une partie de sa joue, il avait oublié son cache-œil dans sa chambre et retournait le chercher. Il n’aimait pas vraiment laisser la cicatrice qui lui barrait l’œil droit à la vue de tous.
Il mit une main en visière, cachant son visage sous une ombre de fortune destinée à atténuer les effets du soleil sur son œil vert encore valide. Il vit l’adjoint de dos et quelqu’un en train de lui parler. Il s’approcha et posa une main sur l’épaule du vétéran, lui signifiant qu’il se chargeait d’accueillir la nouvelle venue.
Il la détailla d’un regard intéressé, pour une fois qu’il voyait une humaine et qui plus est une qui ne semblait pas tentée d’éprouver sa patience par un quelconque tour de magie. Elle était jeune, une silhouette élancée et un regard d’une couleur étrangement changeante contrastant particulièrement avec ses cheveux blonds. Gheritarish ne manqua de remarquer les doigts agiles et le sourire charmeur de l’humaine. A coup sur elle devait pratiquer le même genre de forfaits que sa sœur, il se garda donc bien d’approcher mais lui adressa toutefois un sourire qu’il voulait amical mais qui, il en était persuadé, n’en était qu’une pale imitation à cause de ses cicatrices.
Il enleva sa main de devant son visage et salua d’un geste la nouvelle venue. Il se décida enfin à parler.
_ Bonjour, j’vous ai entendu vous présenter, vous cherchez un officier ? Suivez moi…
Et joignant le geste à la parole il l’invita à entrer dans le bastion. Tout en lui tournant le dos il réalisa que les deux draeneis avec qui il avait parlé la veille avaient raison, il était rustre, c’était un fait. Il se retourna un peu maladroitement et grimaça quand il prit le soleil en pleine figure.
_ Me suis pas présenté, pardon. J’suis Gheritarish Vespan, page de l’Ost. Bleusaille quoi.
Il tenta de modifier sa grimace en sourire, c’était peine perdue.
_ Appelez moi Gher.
Et il reprit la direction du bastion.
Posté : mer. 24 juin, 2009 5:24 pm
par Doreane
Au moment ou Doreane finissait sa phrase elle aperçut par dessus l'épaule du garde une silhouette qui s'approchait. Malgré le contrôle total qu'elle exerçait habituellement sur son corps elle ne put s'empêcher d'écarquiller légèrement les yeux en découvrant le visage du nouveau venu. Il avait un bandage sur la joue, une cicatrice lui barrait l'oeil droit et il avait l'air... disons que "de mauvaise humeur" serait un euphémisme.
Elle se reprit aussitôt en espérant que son mouvement serait passé inaperçu. l'homme avait certainement reçu ces blessures au combat et sa réaction lui semblait celle d'une gamine sans expérience (ce qui n'était pas loin de la réalité, mais elle se serait laissé mourir plutôt que de l'admettre). L'homme posa une main sur l'épaule du garde et lui adressa... une sorte de grimace. Pour la deuxième fois en moins d'une minute Doreane fut prise de court: s'agissait-il là d'une tentative de sourire ou d'une marque de colère?
"Bonjour, j’vous ai entendu vous présenter, vous cherchez un officier? Suivez moi…"
Il ne la jetait pas dehors, elle opta donc pour la première solution et lui rendit son sourire. Il lui tourna le dos et elle lui emboîta le pas, surprise que les choses aillent aussi vite. Elle qui s'attendit à devoir parlementer longuement à la porte... Il se retourna et grimaça à nouveau. Cette fois elle hésitat entre un sourire et le soleil dans les yeux.
"Me suis pas présenté, pardon. J’suis Gheritarish Vespan, page de l’Ost. Bleusaille quoi"
Bleusaille, ça? et elle elle serait quoi alors?? Si c'était ça les jeunes recrues elle se demandait à quoi allait ressembler les vétérans! Le doute la reprit: ils croyaient peut être qu'elle venait postuler pour travailler aux cuisines? Elle passa en revue son équipement: jambières, plastron, gants et bottes de cuir, certes dépareillés mais de bonne facture. Une dague à son coté droit, un épée large et courte à son coté gauche... et des poignards de jet cachés un peu partout sur sa personne. Elle n'avait rien d'une guerrière mais se savait tout aussi dangereuse. Dans les bas quartiers de Hurlevent personne ne se serait posé la question, mais ici elle se demanda si elle en avait encore l'air...
"Appelez moi Gher."
De tout évidence il essayait d'être aimable, et elle le trouva très sympathique avec ses tentatives de sourire qui auraient effrayées un ours.
"Eh bien, Gher, je m'appelle Doreane."
Elle résista à la tentation de le taquiner un peu; malgré son amabilité présente elle n'était pas convaincue que ça l'amuserait. Et puis elle n'était plus une gamine, et puisque personne ici ne la connaissait encore c'était le moment de prendre un nouveau départ. Elle continua donc en tentant d'imiter la voix distinguée des dames de la haute, dont elle s'était pourtant souvent moquée.
"Je viens de Hurlevent, je souhaite postuler dans votre ordre... pour me battre". Comme ça plus de confusion possible.
"Je vous remercie de me recevoir si rapidement, c'est un grand honneur pour moi de pénétrer dans ce lieu légendaire". Là, elle en faisait peut être un peu trop quand même... Elle décida de se taire et d'attendre la suite des événements, et suivit le guerrier en regardant autour d'elle avec curiosité.
Posté : mer. 24 juin, 2009 5:56 pm
par Verminaard
Verminaard finissait ces exercices matinaux à l’extérieur du bastion, il prit la serviette que lui tendait Isidro et le remercia d’un signe de tête, une fois la suer de son corps séché, il remit son armure, une armure toute dorée offerte par le Roi de Hurlevent pour service rendue à la couronne, avec l’aide de son petit écuyer.
Une fois cette tache accomplie, il donna qu’elle que pièce à l’écuyer et l’envoya à Hurlevent faire qu’elle que achats.
En arrivent en vue des portes du bastion, Verminaard aperçue une jeune femme et Gheritarish qui parlé tous deux sur le perron, il se glissa dans l’ombre d’un des grands arbres d’Elwyn et observa le page en action.
Posté : mer. 24 juin, 2009 6:08 pm
par Gheritarish
La jeune humaine lui emboîtât donc le pas et ils entrèrent dans le bastion. Là, à la fraîcheur, le guerrier se sentait bien mieux et surtout son œil n’était pas agressé par la puissance toute saisonnière du soleil. Les cheveux mi-longs et la barbe qu’il s’était laissé pousser lors de sa dernière mission dans le nord lui posaient plus de problèmes qu’autres choses maintenant qu’il faisait chaud.
Ils arrivèrent finalement devant un râtelier, elle lui expliquait ce qu’elle était venue faire ici quant il lui désigna les armes posées.
_ Me doute que vous venez pas faire la cuisine, vous auriez pas besoin de tout votre attirail pour ça. D’ailleurs si vous pouviez poser le plus gros de ce qui tranche ce serait fort aimable à vous.
Elle avait soudain pris une drôle d’intonation, proche de celle des nobles de la ville. Il nota le subtil changement et décida de s’en amuser, aussi avait-il pris soin de bien formuler la fin de sa phrase, insistant particulièrement sur les « o ».
Sans attendre qu’elle s’exécute il enchaîna sur une série de questions, sa curiosité avait été piquée. Peut être parce qu’encore une fois cette humaine lui rappelait sa sœur ?
_ Et qu’est ce qui amène une jeune dame comme vous dans notre hall de légende ?
Il marqua une courte pose.
_ Vous battre, vous pouvez le faire n’importe où, si vous v’nez ici c’est que vous chercher à taper quelque chose pour une raison particulière.
Il l’étudia un peu plus attentivement, elle portait une tenue d’un style tout à fait personnel mais certainement très pratique. D’ailleurs il était probable que, comme à l’habitude des membres du SI :7, elle porte sur elle toute une série de couteaux, poignards, poisons et autres moyens détournés destinés à provoquer la mort.
_ Pouvez garder vos cures dents hein, on dira qu’on a rien vu…
Il avait évalué les risques et avait fait une toute petite entorse à la règle, rien d’inhabituel en somme. Il attendit qu’elle ait finit de déposer ses armes, ignorant totalement qu’ils étaient observés par Verminaard qui les avaient suivis.
Posté : mer. 24 juin, 2009 9:11 pm
par Doreane
Un bref reflet dorée attira l'attention de la jeune femme, mais le responsable, quel qu'il soit, n'avait pas l'air de vouloir se montrer. Bah, les rôdeurs autour du bastion n'étaient pas (encore?) son problème, et elle savait ne rien risquer dans le sillage du guerrier; elle continua donc comme si de rien n'était.
Arrivée dans la fraîcheur bienvenue du bastion, Gheritarish lui présenta le râtelier afin qu'elle y dépose ses armes. Tandis qu'elle se demandait combien de couteaux elle pouvait garder sur elle sans attirer l'attention, il commença à lui poser des questions sur la raison de sa venue. Puis, comme lisant dans ses pensées:
"Pouvez garder vos cures dents hein, on dira qu’on a rien vu…"
Piquée au vif, elle sortit 2 poignards de chacune de ses bottes, et un autre de son dos, sous sa tunique... mais garda ceux qu'elle avait dans ses manches, plus par jeu que par réelle nécessité. Puis elle se retourna vers le guerrier d'un air pensif. Ce n'était pas un officier mais il lui inspirait confiance, et plutôt que de commencer avec des banalités elle choisit d'entrer directement dans le vif du sujet.
"Comme vous l'avez de certainement deviné, messire Gher, je fais, ou plutôt faisais, partie de la guilde des voleurs de Hurlevent. Néanmoins je ne suis pas née voleuse, mes parents étaient... en fait je ne sais pas vraiment. Ils ont été assassinés lorsque j'avais 5 ans, je ne sais pas vraiment pourquoi non plus. j'aurais dû subir le même sort mais j'ai eu de la chance dans mon malheur: l'assassin était âgé et sentimental, et au lieu de me tuer il fit de moi son apprentie".
Son accent affecté avait disparu pour laisser la place à un ton plus grave, légèrement bravache, mais dans lequel on sentait la volonté, la nécessité même, de se faire comprendre.
" Je suis donc devenue voleuse, et je mentirais en disant que j'ai été malheureuse, en grande partie parce que j'étais douée et que j'aimais l'entraînement. Mais je n'ai jamais considéré tueuse à gage comme un avenir satisfaisant, et si je suis fière de mes talents je n'ai jamais eu la moindre intention de m'en servir contre mes concitoyens de Hurlevent.
Je me suis donc enfuie lorsqu'on m'a assigné ma première mission de ce genre. L'Ost Pourpre est bien connue à Hurlevent, et sa réputation est la première des raisons qui m'ont menée ici. J'aime la vie en communauté, et de même que j'ai toujours su que je ne finirais pas tueuse pour ma guilde, j'ai toujours su que j'en intégrerais une autre, qui me permettrais de me battre contre les ennemis d'Azeroth et pas pour l'argent."
Elle fit une pause, comme pour jauger les réactions de son interlocuteur. Qui était tout sauf expressif.
Elle ajouta donc dans un soupir:
"Bien entendu il n'y a pas que cela. j'ai également des raisons plus personnelles de m'intéresse à Lordaeron et à son... nettoyage."
Posté : jeu. 25 juin, 2009 10:13 am
par Tellxeios
Tellxeios sortait au même moment du bastion un gros colis sur l'épaule; tintininbulant du fait de son chargement de bouteille de spiritueux de mauvaise qualité qu'il avait l'habitude d'ecouler dans les différents tripots qu'il gerait par homme de paille interposés...Penetrant dasn le hall au même moment il saisit la fin de la conversation au vol.
_"Je m'interesse au nettoyage "
Regardant la jeune femme devant laquelle il était arrivé son visage s'éclaira:
AH vous êtes la ,nouvelle lingère, parfait on en a plus la dernière nous a quittée brutalement, attendez je vais vous chercher mon linge sale de ce pas alors....Mais attention sortez pas trop du Bastion ...* ton de confidence * la dernière s'est fait devorée par un Tauren...
Accusant les paisibles herbivores , il ne voulait surtout pas que celle-ci s'enfuyasse comme la précédente après avoir pris connaissance des piètres condition salariale dont elle ferait l'objet par rapport a n'importe qu'elle autre employée d'Azeroth- ces paysannes sont si naïves....
Posté : jeu. 25 juin, 2009 12:52 pm
par Doreane
Tout à son discours et à ses souvenirs Doreane n'avait pas porté attention à l'elfe qui s'avançait, trimballant une énorme caisse sur son épaule. Elle était toute disposée à continuer de l'ignorer quand il s'adressa à elle de la manière la plus grossière possible, et son ton condescendant la hérissa immédiatement.
Lingère?!? LINGE SALE??? Bouillant d'indignation... elle disparut. Et la seconde d'après réapparut derrière lui, un de ses poignard jailli de sa manche lui piquant le creux des reins. Bien sûr elle ne pourrait pas lui faire grand mal avec ce "cure dent". Mais autant mettre les choses au clair toute suite: ce devait être une sorte d'intendant, ou serviteur en chef, et elle espérait l'impressionner suffisamment pour que ce genre de méprise ne se reproduise plus. Au cas où elle serait acceptée dans l'ordre, il serait très gênant de se faire ouvertement mépriser par le majordome.
"Si vous avez du linge à laver, mon brave, faites donc un saut à la rivière et lavez le vous-même". Elle renifla ostensiblement. "Et pendant que vous y êtes un petit plongeon ne vous ferait pas de mal non plus."
Sur ce elle s'éloigna et rengaina son poignard et cherchant le guerrier du regard, comme pour l'inviter à continuer la discussion dans un endroit où on ne risquait pas de croiser de tels malotrus.
Posté : jeu. 25 juin, 2009 1:48 pm
par Egmond de Darrow
Egmond revenait de la Tour de Garde, encore légèrement essoufflé par son entraînement quotidien. Il entra dans le bastion, afin de manger un morceau. Il ne s'était pas nourrit depuis la veille et son estomac gargouillait un monologue des plus agaçant. Il tomba nez à nez avec Tellxeios, qui demeurait immobile et silencieux, une expression de colère et d'incompréhension gravée dans ses traits, ce que le vieil homme n'avait encore jamais vu.
- Un problème, Trésorier? Demande t-il en haussant un sourcil inquiet.
Egmond tourna la tête et vis également une inconnue et Gheritarish, qui lui-même semblait étonné de la scène qu'Egmond avait raté.
- Hey là ! Qui êtes-vous et que faites-vous ici? Questionna t-il d'une voix pas très commode.
Posté : jeu. 25 juin, 2009 1:58 pm
par Gheritarish
Et il la regarda ranger tout son attirail sans rien dire. Une fois ses armes déposées elle dévoila plusieurs poignards ou couteaux de lancer, Gheritarish ne fit pas la différence. Il avait de l’admiration pour ce genre de prouesses, arriver à cacher autant d’armes dans une telle tunique tenait pour lui du miracle. Il avait mit longtemps à ne plus être gêné par le stylet rangé dans le petit fourreau sanglé autour de sa cheville, alors porter autant d’armes…
Elle revint au sujet qui l’avait amenée en ces murs, le tirant de ses réflexions. Il avait donc vu juste, il s’agissait d’une voleuse mais d’un genre assez rare de nos jours. Une avec de la morale, intéressant se dit il tout en se frottant distraitement le menton au travers de sa barbe. Un détail le troublait toutefois et quel détail…
Il allait prendre la parole quand le trésorier surgit de nulle part, les choses s’enchaînèrent à une vitesse folle. Les remarques fusèrent, les menaces aussi. L’humaine s’était saisie de l’elfe, l’avait bousculé puis relâché tout aussi brusquement. Elle lui adressa un regard qui l’invitait à la suivre, il ne se fit pas prier et dès qu’elle eut fit disparaître le poignard il lui attrapa le bras et tira sur la manche pour faire tomber l’arme qu’il rattrapa au vol.
Il planta la lame entre deux pierres saillant du mur, la brisa puis relâcha l’humaine tout en agitant la garde, maintenant nue, sous son nez.
_ Ca ne se fait pas, jeune fille, d’agresser le trésorier d’un ordre où vous venez postuler, tout aussi mal polis soit il le bougre, sachez le !
Il était désinvolte mais ne blaguait pas pour autant.
_ Du sang froid par les … la barbe d’Uther, comme voulez vous faire la guerre si vous bondissez à la simple évocation de la lessive !
Il soupira.
_ Bon, bon, bon qu’est ce que je vais faire de vous maintenant…
La question était toute légitime, il ne savait vraiment pas quoi faire. Il comprenait la fougue de la jeunesse, mais ne pouvait pas la laisser se balader dans les couloirs du bastion la sachant capable d’attaquer le premier venu pour passer ses nerfs.
Une voix se fit entendre dans son dos, quelqu’un venait d’entrer et avait assisté à la scène. Il soupira de plus belle…
_ Bon sang c’est la place du marché ici ou quoi ?
Ca y est, la mauvaise humeur faisait un retour fracassant.
Posté : jeu. 25 juin, 2009 2:10 pm
par Egmond de Darrow
- Bon sang, c'est la place du marché ici ou quoi? Venait de râler Gheritarish en grimaçant.
Egmond ne fit pas vraiment attention au ton de la question et répondit avec calme, mais méfiance.
- Je ne sais pas si c'est le Place du Marché, mais en tout cas, l'ambiance n'a pas l'air au beau fixe. Le Trésorier semble s'être perdu dans un long couloir d'indignation, et je pense qu'il vaudrait mieux que vous filiez d'ici avant qu'il n'en sorte. Enfin ! Que s'est-il passé, là?
Egmond regarda Gher et l'inconnue alternativement, attendant une réponse de l'un ou de l'autre.
Posté : jeu. 25 juin, 2009 2:39 pm
par Doreane
Malheureusement la réaction de Gheritarish ne fut pas ce qu'elle espérait. Il la déssaisit brutalement de son poignard, fracassa la lame contre le mur et lui déclara d'une voix plus franchement amicale:
"Ca ne se fait pas, jeune fille, d’agresser le trésorier d’un ordre où vous venez postuler, tout aussi mal polis soit il le bougre, sachez le !"
Le trésorier. Le mot lui fit l'effet d'une douche froide. Elle avait agressé le trésorier. Certes elle n'avait jamais eu l'intention de lui faire du mal, mais allez expliquer ça à quelqu'un qui vous brandit la garde de votre poignard sous le nez. Le grand guerrier n'avait clairement pas apprécié la scène et il continuait à l'enguirlander de plus belle. Elle n'osait même pas tourner la tête vers l'elfe, celui-ci devait déjà être en train de la jeter mentalement dehors.
Là dessus un nouveau personnage fit son entrée.
"Bon sang c’est la place du marché ici ou quoi ?"
L'exclamation résonna comme un écho aux propres pensées de Doreane. Si elle avait voulu faire une entrée remarquée c'était réussi. Qui aurait cru qu'autant de monde passait par là le matin, est-ce qu'ils n'étaient pas tous supposés être en train de se battre ou... quelque chose? Et puis le nouveau venu n'avait pas l'air plus content de la voir. En même temps vu le tableau il devait penser qu'elle avait essayé d'entrer par effraction.
Elle ne savait plus par où commencer pour se sortir de cette situation sans détruire toutes ses chances d'être admise... ou du moins d'avoir droit à une seconde chance. Elle commença par libérer son dernier poignard et le tendit à Gheritarish avec une grimace contrite. Puis elle s'adressa au nouveau guerrier en évitant toujours de croiser le regard du trésorier.
"Messire, je m'appelle Doreane, je... euh... suis venue pour postuler. Et... hum... il y a eu comme un... malentendu." Elle se sentit rougir en entendant cette pathétique explication. "Je suis vraiment désolée, je me suis laissée emporter, j'ai des mauvaises habitudes à perdre. Comme par exemple d'être aussi.. inconsidérément... susceptible."
Elle se tourna enfin vers le trésorier en remerciant les divinités quelles qu'elles soient qu'il ne puisse pas la tuer du regard, sans quoi elle serait morte depuis longtemps. "Je vous prie de m'excuser Messire, que vous soyez trésorier de l'ordre ou serviteur, je n'aurais pas dû vous sauter dessus de cette façon."
Ses excuses n'avaient pas l'air de faire grand effet sur son auditoire. Une expression de désespoir passa sur son visage quand elle se rendit compte qu'aucun de ces gens n'avaient certainement envie de la voir intégrer l'ordre. Et elle eu vraiment l'air très jeune quand elle ajouta d'une voix tremblante:
"S'il vous plaît... est-ce qu'on ne pourrait pas juste... recommencer à zéro?"
Posté : jeu. 25 juin, 2009 2:48 pm
par Tellxeios
Tellxeios n'avait pas réagit a la provocation il aurait fallu lâcher sa caisse et entre perdre de la marchandise et se faire humilier le choix était vite fait ...De plus il avait connu bien des situations critique, et une gringalette le menacant avec un couteau à beurre ne lui ferrait pas perdre son sang froid por autant.
Il posa cependant son chargment avec précaution et pris la parole:
_ MMMh oui madame voyez vous j'attend une lingère mais si ce n'est pas vous veuillez m'excuser de la méprise. Cependant Il est très malséant de rentrer armé chez autrui * regard sevère à Gheritarish* et en plus de menacer un des maîtres de la demeure. Je mettrais cela sur le compte du caractère bouillant de la jeunesse. Si ce que dit Notre ami Gheritarish ici présent, au sujet de votre candidature est exact je dois vous avertir que nous sommes un ordre militaire , et que comme toute institution de cette nature nous sommes très à cheval sur la discipline et le respect. Sachez de plus que si vous pouvez encore respirer c'est grâce a notre respect de l'Hospitalité et au professionalisme de nos soldats ....
Tellxeios héla un garde a proximité et lui confia la caisse avant de croiser les bras et d'attendre les explications de la jeune fille sur un comportement si cavalier dans les murs de l'Ost ...
Posté : jeu. 25 juin, 2009 2:50 pm
par Egmond de Darrow
Complètement éberlué, Egmond s'enfonça le pouce et l'index dans les yeux en baissant la tête, essayant de se concentrer. Finalement, le scénario se dessina dans son esprit et il se radoucit.
Finalement, le Trésorier semblait avoir retrouvé l'usage de la parole. Il écouta sa tirade et reporta son attention vers Doreane.
- J'ajouterai simplement qu'un tel manque de sang froid ne nous sera d'aucune utilité... Controlez-vous mademoiselle.
Egmond se recula contre un mur, attendant la réponse de la voleuse au Trésorier.
Posté : jeu. 25 juin, 2009 3:00 pm
par Gheritarish
Le guerrier assistât à la scène silencieusement. Elle était jeune oui, mais pas stupide c’était déjà ça. Il vit ses joues s’empourprer et s’imagina à sa place un instant, qu’aurait il fait à son age? Il aurait probablement réduit en miette d’un poing vengeur le nez de celui qui aurait eu l’imprudence de lui attraper le bras et de briser une de ses armes.
Elle faisait preuve de tempérament et de jugement. Il aurait été autre chose que page, il aurait noté positivement les excuses. Il n’était que page, il se contenta donc de ne rien faire d’autre que d’attraper l’arme qui lui était tendue en signe de paix. L’acier parlait plus qu’autre chose, elle s’était désarmée complètement, ça lui suffisait. Il planta la dague d’un geste sûr dans le bois déjà bien marqué du râtelier.
Il croisa les bras et attendit une réponse de l’elfe, espérant qu’il ne serait pas trop dur, ni trop mielleux non plus. Gheritarish s’était laissé dire que le trésorier, au-delà de sa passion pour l’or, aimait particulièrement la gente féminine.
Et la réponse vint, finalement plus tempéré et raisonnable que ce qu’il avait craint. Il se détendit un peu et ne se formalisa pas particulièrement pour le regard noir que le trésorier lui avait jeté. S’il avait quelque chose à redire il s’expliquerait volontiers mais pour le moment ce n’était pas à lui de parler.
Il attendit donc tranquillement, s’appuyant d’une main ferme sur le mur, la pierre nue était fraîche…