Page 1 sur 1

Une visite tardive...

Posté : dim. 09 nov., 2008 9:27 pm
par Dazmuth
Un étrange personnage enveloppé dans une cape trop grande pour lui, et le visage dissimulé à l'intérieur d'une profonde capuche se présente devant la sentinelle à l'entrée de l'ambassade.
- Halte ! Qui va là à cette heure indue ?
La silhouette s'adresse au garde sans lever la tête d'une voix étrangement rauque :
- je dois m'entretenir avec votre chef. Une lettre annonçant ma venue a du lui être confiée il y a peu de temps.
- Je ne suis pas au courant de cette histoire ! l'ambassade est fermée. Revenez demain.

Le visiteur reste debout sur le seuil quelques instants, semblant hésiter sur la conduite à tenir, puis enchaîne sur un ton résigné :
- Soit ! Dites à votre patronne que je repasserais un autre soir. J'espère qu'elle sera disponible à ce moment là.
Avant que la sentinelle ait pu répondre, le mystérieux inconnu se fond dans les ténèbres et disparaît à sa vue.

Posté : lun. 10 nov., 2008 12:20 am
par Adjoint Rainer
Rainer avait été bien en peine de retenir l'étranger, ni de deviner ce que contenait sa capuche. Soucieux du travail bien fait, c'est le coeur lourd de cet échec à sa tâche qu'il arriva dans le bureau de la Connétable. En dépit de l'heure tardive, cette dernière travaillait sur un plan dont il ne reconnut aucun élément.

Ma dame, fit le vieux soldat. Navré de vous importuner, mais nous avons reçu une visite étrange ce soir. Il m'a semblé opportun de vous en faire part au plus tôt.

Et le vétéran de raconter ce qu'il venait de vivre, sans omettre le moindre détail

Posté : lun. 10 nov., 2008 12:50 am
par Aurys
Aurys leva la tête du plan qu'elle consultait et posa la plume qui lui servait, de mémoire, à corriger certaines erreurs. Le souvenir d'une lettre mystérieuse lui revint soudain en mémoire, et la curiosité l'emporta un court instant sur la prudence.

Faites monter cette personne dans mes quartiers à sa prochaine visite. Faites en sorte qu'elle ne croise personne, puisque apparemment la discrétion est sa gourmandise. Faites toutefois savoir à Ezeckiell que sa silencieuse compagnie me serait très agréable dans cette situation.

Aurys regarda Rainer partir puis se pencha à nouveau sur le plan des égouts de Lordaeron.

Posté : lun. 10 nov., 2008 1:36 am
par Vekamel
Le brave Adjoint ne mit pas longtemps à trouver Ezeckiell qui pour une fois se trouvait dans ses quartiers, en pleine lecture. Après une brève explication, l'elfe se leva et accrocha ses dagues à sa ceinture ainsi qu'un petit attirail de boules de verres et de poisons.

Fin près, Ezeckiell partit en direction du bureau de la Connétable pour en apprendre un peu plus sur le pourquoi de sa présence, pas que cela le gênait, au contraire, être près d'Aurys pour assurer son éventuelle protection le rendait joyeux et souriant.

Posté : lun. 10 nov., 2008 5:57 pm
par Aurys
Aurys passa une heure dans son bureau à s'entretenir avec Ezeckiell. Puis ce dernier se retira comme il était venu, et la Connétable attendit le retour du mystérieux inconnu.

Posté : mar. 11 nov., 2008 1:17 am
par Dazmuth
Le lendemain, la même silhouette se présente au portail de l'ambassade, toujours vêtu de son long manteau qui enveloppe son corps au complet, dissimulant les traits de son visage.
La sentinelle reconnaissant l'individu prend les devants et s'adresse à lui :
- Notre connétable Aurys a été informée de votre visite d'Hier. Elle a été intriguée par votre affaire et a expressément demandée à vous voir. Je crains qu'elle ne soit point présente actuellement, mais si vous voulez bien vous donner la peine d'attendre, je suis sur qu'elle devrait revenir sous peu.
- Je vous en remercie. je suis sur que lorsqu'elle connaîtra le but de ma visite, elle ne regrettera pas de m'avoir reçu.

L'inconnu commence à s'avancer vers l'entrée du Hall lorsque le garde le stoppe dans son élan.
- Un instant ! Je dois m'assurer que vous entriez sans arme dans ce bâtiment ! Veuillez ouvrir les pans de votre cape s'il vous plaît.
- Je ne préfère pas. Vous risqueriez d'être désagréablement surpris par ma morphologie.
- Je suis désolé ! Le règlement, c'est le règlement ! personne ne peut entrer céans en étant armé.

Le visiteur semble réfléchir un instant, hésiter devant l'attitude à adopter, puis fini par écarter les pans de son manteau, dévoilant ainsi une silhouette difforme enveloppée dans une tunique moulante.
Son corps maigre et élancé, vouté à l'excès comme tordu de douleur semble avoir du mal à se redresser. Ses bras exagérément longs, aux doigts maigres et griffus tombent le long du corps comme deux appendices encombrants, prêts à racler le sol. Contrastant avec cet aspect décharné, les jambes de l'individu fortement arquées présentent malgré tout une musculature puissante, mais sans la moindre once de graisse superflue. Ses pieds boudinés d'une longueur démesurée sont engoncés dans des chausses de cuir ornées de dorures.
Devant une telle apparition, la sentinelle ne peut empêcher un tressaillement d'étonnement.
- Parbleu ! Voici en effet une silhouette pour le moins inhabituelle !
- Disons qu'une malédiction m'a été lancée par un vil démoniste qui a laissé dans tout mon corps des séquelles chroniques. Mon apparence est particulière, mais comme vous pouvez le constater, je ne porte pas d'arme.

Le garde semble hésiter à son tour, puis demande d'une voix autoritaire :
- Puis-je voir votre visage à présent ?
Le visiteur réplique sur un ton ironique :
- Craignez vous que je ne dissimule un poignard entre mes dents ?
Allons donc ! Je ne puis montrer mon visage car mon aspect repoussant ne se limite pas à mon corps. Je vous prie de respecter ma pudeur et de ne pas m'obliger à me dévoiler au complet. Par ailleurs, je vous jure sur l'âme de mes ancêtres que je ne dissimule aucune arme de quelque sorte que ce soit, ni aucune vile magie qui pourrait nuire à quiconque de votre assemblée.

Le garde hésite de nouveau, puis s'écarte enfin afin de laisser passer le visiteur.
- Soit ! Veuillez patienter dans le vestibule. Notre Ambassadrice vous recevra dès son retour. Cela ne devrait pas être trop long.
- merci mon brave. Que les Ombres vous protègent.

Sur ces mots, l'homme rabat sa cape sur son corps disgracieux et pénètre dans l'édifice.

Posté : mar. 11 nov., 2008 1:38 am
par Aurys
Bientôt prévenue de l'arrivée du mystérieux et tenace visiteur, Aurys se fit répéter deux fois sa description par la sentinelle qui l'avait accueilli. De plus en plus intriguée, elle demanda qu'il soit conduit à elle avec la plus grande discrétion.

C'est ainsi que l'étranger pénétra finalement dans le grand bureau de la Connétable. La pièce était meublée avec la plus grande sobriété. De tous côtés, ce n'était que bureaux surchargés de cartes, de parchemins et d'ouvrages hors de prix. Aux murs étaient pendus des plans à grande échelle représentant, pour l'oeil averti, le détail précis des égouts de Lordaeron ou les chemins d'accès les plus évidents à Stratholme.

Le bureau le plus vaste était à peine mieux rangé que ses congénères. Aucune décoration superflue ne l'ornait. Seul écart dans cette sobriété fonctionnelle, l'immense tableau qui trônait sur le mur derrière ce bureau, représentant deux enfants souriant. Assise comme de coutume à sa table de travail, rédigeant elle-même des missives trop sensibles pour les laisser au bon soin des scribes, Aurys de Nor Laedro leva son regard bleuté sur le voyageur qui avait suscité sa curiosité. Elle attendit que la porte se referme sur le garde chargé de l'escorte avant d'inviter d'un geste l'inconnu à s'approcher d'elle. Ce faisant, elle se leva et dénicha sous son bureau un cognac d'Andorhal dont elle servit deux généreux verres.

Veuillez prendre place, Messire, fit-elle en montrant la chaise qui lui faisait face. Voici pour vous, cela devrait vous ragaillardir, les nuits sont fraiches en ce moment. Le regard inquisiteur, Aurys cherchait à percer le mystère qui résidait sous la capuche mais, n'y parvenant pas, elle alla droit au but.
Puis-je savoir ce que m'a valu cette lettre et ce qui explique ce soir votre présence en ces murs ? Et qui donc dois-je me vanter d'avoir comme hôte, ce soir, à ma table ?

Posté : mar. 11 nov., 2008 1:07 pm
par Dazmuth
L'inconnu regarde autour de lui, jugeant de la décoration de l'endroit, et prend quelques secondes avant de répondre :
- Merci de me recevoir à une heure aussi tardive. Je me nomme Dazmuth, et je suis le représentant d'une guilde dont je tairais le nom. De toutes façons, il est inutile que vous cherchiez à connaître ce nom, car vous n'avez certainement jamais entendu parler de notre cercle. Nous sommes assez secrets, et n'avons guère de relations avec les autres guildes.
Si je viens à vous aujourd'hui, c'est, comme ma lettre vous l'a précédemment indiquée, afin de vous proposer un accord de circonstance dans le but de préparer un vaste évènement à même de changer (en bien je l'espère) la psychologie névrotique (ne faites pas attention à ces termes quelques peu barbares ; je suis versé dans l'art de la connaissance du psychique... Disons, de l'esprit) de nos compagnons de lutte.

L'inconnu se penche vers son hôte.
- Je vais devoir vous dévoiler mon visage, à présent... Nul doute que votre première réaction sera la stupeur doublée d'un sentiment de crainte et de méfiance soupçonneuse. J'espère néanmoins que vous saurez retenir votre courroux afin de me laisser vous expliquer les tenants et aboutissants de mon vaste projet."
Les deux mains osseuses de l'homme s'emparent des rebords de la capuche qu'il rabat doucement en arrière, dévoilant le visage émacié d'un... Troll !
Devant la réaction de son interlocutrice qui contemple ce visage les yeux écarquillés, un sourire ironique de dessine sur les lèvres du Troll dont les incisives proéminentes se relèvent de quelques centimètres.
- Oui, je suis un Troll, appartenant à l'ancienne lignée des Sombrelances ; et je ne doute pas que ma vue soit pour vous une offense.
Mais le fait que vous n'ayez pas déjà appelée la garde me prouve que ma visite vous intrigue autant qu'elle vous effraye, si ce n'est plus !
Je vais donc en venir au fait concernant cette visite impromptue...

Le troll sort des plis de son manteau une liasse de parchemins couverts d'une écriture raffinée.

[HRP] Par souci de confidentialité, et afin de ne pas dévoiler publiquement le projet en question, je vous envoie par message privé le scénario que nous avons élaboré. Libre à vous d'en faire une copie aux officiers de votre guilde dont vous êtes absolument sur de la discrétion. Afin que le déroulement du projet se fasse dans les meilleures conditions possible, il est en effet nécessaire de conserver secret sa nature jusqu'au jour de sa réalisation. Si vous ne vous sentez pas capable d'organiser de votre côté la partie concernant l'Alliance, je vous saurais gré de ne pas dévoiler le contenu de ce message afin que je puisse proposer l'idée à une autre guilde. Je vous remercie de l'attention que vous m'avez porté, et je reprendrais contact avec vous lorsque vous aurez pris connaissance du projet pour répondre à toutes vos questions qui ne manqueront pas d'être nombreuses.