[Candidature] Alwyn Talender
Posté : sam. 29 août, 2015 12:43 pm
A l'heure où l'existence faiblit, où la vie offre son dernier souffle à la créature, rares sont les fois où de cette séparation du corps et de l'esprit le corps se relève, se reprend et à nouveau se livre à la guerre.
Dans la non-mort, les hommes et les femmes du Fléau, soumis à la volonté d'une créature sans âge, traversent des épreuves que nulle forme d'existence n'est censée pouvoir acquérir ; et dans cette non-mort, encore plus rares seront ceux qui réussissent à ne perdre ce qui faisait jadis d'eux des Hommes.
Certains deviendront fous, d'autres à jamais seront des esclaves, et d'autres encore, les plus forts en un sens, se retourneront contre leurs nouveaux maîtres, et ne trouverons à nouveaux le repos que le jour où ces derniers tomberont et se videront de leur immortalité morbide nourrit par des milliers et des milliers d'âmes en souffrances.
"3 ans ? 5 ans ? Va savoir.."
Alwyn Talender faisait parti de ces gens qui s'étaient retrouver à combattre pour leur pire ennemi. Sa vengeance accomplie depuis des années désormais, cet ancien homme avait passé du temps, pas mal de temps, à arpenter les sombres recoins d'Azeroth, à la recherche d'une rédemption, peut-être, ou tout simplement d'un objectif. Cependant, le temps de la réflexion intense et des désirs d'auto-destruction qu'avaient souvent éprouvé les Chevaliers de la Mort après la défaite du Roi-Liche s'était terminé sans encombre pour Alwyn.
Il y a quelques mois, il était parti pour Elwynn, s'était acheté une ferme, et avait même commencé un potager. Une ou deux fois il s'était retrouvé à massacrer de petits brigands dans les environs, ce qui lui avait même valu la reconnaissance des quelques fermiers qui habitaient non loin, à tel point qu'il avait un jour, tenu un discours devant une foule au rassemblement annuel des Fermiers d'Elwynn. Et croyez le ou non, ce ne sont pas des choses banales pour une créature pouvant à sa guise se transformer en Worgen, et manier des Armes Runiques en tout genres.
Sa nouvelle tranquillité, était un paradoxe à son apparence. Il n'était pas rare de le voir avec un vieux chapeau usé sur la tête, remuant la terre de son champ, paisible, sifflotant, et de s'arrêter brusquement pour courir après une marmotte avant de l'engloutir goulûment. Habitant de la forêt d'Elwynn, pouvant désormais se permettre de fréquenter les auberges, desquelles il était chassé lors de son arrivée, il était un jour tombé sur ces affiches qui proliféraient partout dans les petits hameaux, les auberges et même les arbres qui les séparaient les uns des autres. "L'Ost pourpre a besoin de VOUS !"
- Un matin, vers la fin de l'été, assis dans un vieux fauteuil de cuir, les pattes posées sur un vieux tabouret, et une pipe à la bouche, Alwyn Talender fut surpris par un sentiment qu'il n'avait plus connu depuis longtemps. L'excitation. La veille, un gamin des environs était venu jusqu'à lui, en criant.
"M'sieur ! M'sieur.. Les soldats du château tout à l'ouest ils ont b'soin de personnes comme vous pour tuer les bweuurk -s'en suivit une imitation de mort vivant digne des plus prestigieux théâtres d'Hurlevent- ! Et mon papa il m'a dit que les gens comme ... -une mine de réflexion parcourue le visage du jeune garçon- toi.. vous.. il étaient super FORTS !"
Il n'avait peu ou pas répondu, mais après une bonne nuit, -et une bonne nuit apporte des bons conseils au même titre qu'une mauvaise nuit en apporte de mauvais- il s'était décidé à se présenter à cette fameuse Garnison. Et pour le conforter dans son idée, son voisin Marcus Langherbe, petit exploitant d'Elwynn, lui avait jeté quelques mots alors qu'il remontait le petit chemin qui remontait vers la route de l'Or.
"Moi j'te l'dis.. T'fais bien trop peur pour ceuillâr des teûmates.. R'garde toi lami.. Va donc nous casser du Bweurk lô.. -c'est donc comme ça qu'on les appelait dans ce coin d'Elwynn- J'prendrai soin d'ta ferme..!"
Et Alwyn Talender avançait donc, sous sa forme de loup et avec ses yeux brillants, son vieux chapeau cloué sur la tête, sachant que d'une façon ou d'une autre il pourrait se montrer utile dans une ordre militaire et que s'ils avaient au final trop peur de lui, il leur apporterait un jour une tarte à la patate -plat classique et reconnu partout en Elwynn-, ce qui leur fera bien changer d'avis, du moins sur les pratiques culinaires de Worgens mort-vivants qui habitaient en Elwynn.
- En début d'après-midi, sous le soleil radieux d'Elwynn, à la porte de la Garnison, Alwyn Talender arriva, sourire au museau, exhibant fièrement toutes ses dents.
"Salutations mon bon monsieur, dit-il en s'adressant à l'Adjoint Rainer.
Dans la non-mort, les hommes et les femmes du Fléau, soumis à la volonté d'une créature sans âge, traversent des épreuves que nulle forme d'existence n'est censée pouvoir acquérir ; et dans cette non-mort, encore plus rares seront ceux qui réussissent à ne perdre ce qui faisait jadis d'eux des Hommes.
Certains deviendront fous, d'autres à jamais seront des esclaves, et d'autres encore, les plus forts en un sens, se retourneront contre leurs nouveaux maîtres, et ne trouverons à nouveaux le repos que le jour où ces derniers tomberont et se videront de leur immortalité morbide nourrit par des milliers et des milliers d'âmes en souffrances.
"3 ans ? 5 ans ? Va savoir.."
Alwyn Talender faisait parti de ces gens qui s'étaient retrouver à combattre pour leur pire ennemi. Sa vengeance accomplie depuis des années désormais, cet ancien homme avait passé du temps, pas mal de temps, à arpenter les sombres recoins d'Azeroth, à la recherche d'une rédemption, peut-être, ou tout simplement d'un objectif. Cependant, le temps de la réflexion intense et des désirs d'auto-destruction qu'avaient souvent éprouvé les Chevaliers de la Mort après la défaite du Roi-Liche s'était terminé sans encombre pour Alwyn.
Il y a quelques mois, il était parti pour Elwynn, s'était acheté une ferme, et avait même commencé un potager. Une ou deux fois il s'était retrouvé à massacrer de petits brigands dans les environs, ce qui lui avait même valu la reconnaissance des quelques fermiers qui habitaient non loin, à tel point qu'il avait un jour, tenu un discours devant une foule au rassemblement annuel des Fermiers d'Elwynn. Et croyez le ou non, ce ne sont pas des choses banales pour une créature pouvant à sa guise se transformer en Worgen, et manier des Armes Runiques en tout genres.
Sa nouvelle tranquillité, était un paradoxe à son apparence. Il n'était pas rare de le voir avec un vieux chapeau usé sur la tête, remuant la terre de son champ, paisible, sifflotant, et de s'arrêter brusquement pour courir après une marmotte avant de l'engloutir goulûment. Habitant de la forêt d'Elwynn, pouvant désormais se permettre de fréquenter les auberges, desquelles il était chassé lors de son arrivée, il était un jour tombé sur ces affiches qui proliféraient partout dans les petits hameaux, les auberges et même les arbres qui les séparaient les uns des autres. "L'Ost pourpre a besoin de VOUS !"
- Un matin, vers la fin de l'été, assis dans un vieux fauteuil de cuir, les pattes posées sur un vieux tabouret, et une pipe à la bouche, Alwyn Talender fut surpris par un sentiment qu'il n'avait plus connu depuis longtemps. L'excitation. La veille, un gamin des environs était venu jusqu'à lui, en criant.
"M'sieur ! M'sieur.. Les soldats du château tout à l'ouest ils ont b'soin de personnes comme vous pour tuer les bweuurk -s'en suivit une imitation de mort vivant digne des plus prestigieux théâtres d'Hurlevent- ! Et mon papa il m'a dit que les gens comme ... -une mine de réflexion parcourue le visage du jeune garçon- toi.. vous.. il étaient super FORTS !"
Il n'avait peu ou pas répondu, mais après une bonne nuit, -et une bonne nuit apporte des bons conseils au même titre qu'une mauvaise nuit en apporte de mauvais- il s'était décidé à se présenter à cette fameuse Garnison. Et pour le conforter dans son idée, son voisin Marcus Langherbe, petit exploitant d'Elwynn, lui avait jeté quelques mots alors qu'il remontait le petit chemin qui remontait vers la route de l'Or.
"Moi j'te l'dis.. T'fais bien trop peur pour ceuillâr des teûmates.. R'garde toi lami.. Va donc nous casser du Bweurk lô.. -c'est donc comme ça qu'on les appelait dans ce coin d'Elwynn- J'prendrai soin d'ta ferme..!"
Et Alwyn Talender avançait donc, sous sa forme de loup et avec ses yeux brillants, son vieux chapeau cloué sur la tête, sachant que d'une façon ou d'une autre il pourrait se montrer utile dans une ordre militaire et que s'ils avaient au final trop peur de lui, il leur apporterait un jour une tarte à la patate -plat classique et reconnu partout en Elwynn-, ce qui leur fera bien changer d'avis, du moins sur les pratiques culinaires de Worgens mort-vivants qui habitaient en Elwynn.
- En début d'après-midi, sous le soleil radieux d'Elwynn, à la porte de la Garnison, Alwyn Talender arriva, sourire au museau, exhibant fièrement toutes ses dents.
"Salutations mon bon monsieur, dit-il en s'adressant à l'Adjoint Rainer.